Exclu TM : 4 questions posées à Samuel Bouhours

Arrivé cet été au après trois années passées à Tours, (29 ans) est revenu pour sur le bon début de saison du club champenois, troisième de malgré sa première défaite à Brest (2-1) lundi dernier. Titulaire indiscutable dans le onze de , le latéral gauche s'est aussi exprimé sur son adaptation du côté d'Auguste-Delaune et sur la venue d', vendredi.

Samuel Bouhours

Samuel, Reims a subi lundi un coup d'arrêt à Brest. Quels enseignements avez-vous tiré de cette rencontre ?

C'était un jour sans. On n'était pas dans les duels, pas sur les deuxièmes ballons. On s'est fait manger dans tous les domaines. Mener 1-0, c'était un miracle. On n'a jamais réussi à redresser la barre. Plus le match avançait et plus ils avaient des situations. Nous, on n'a pas réussi à garder le ballon. On n'est pas parvenu à se créer des occasions. A la pause, ils ont dû se dire qu'ils étaient meilleurs que nous. On n'a rien fait de sensationnel, c'est logique qu'ils gagnent. On est même heureux de ne perdre que 2-1.

Malgré cette défaite, vous devez être satisfait de ce début de saison puisque Reims occupe la troisième place à deux points d'Amiens et Brest...

Oui, c'est positif. On a réalisé un sans-faute à domicile et, avant Brest, on avait fait quatre nuls à l'extérieur. On a un rythme de prétendant à la montée. On est satisfait, mais on est conscient des choses à régler dans le contenu des matches. On travaille chaque semaine pour améliorer notre jeu. Défensivement, on est costauds et on fait preuve de réalisme devant le but. Cela nous permet de gagner 1-0 ou 2-1. Que ce soit le latéral droit, l'ailier gauche ou l'attaquant, peu importe qui marque. L'essentiel, c'est de l'emporter.

A titre personnel, comment se sont passés vos débuts en Champagne ?

Bien. Le club m'a bien accueilli. Le groupe est sain. J'ai pu marquer le premier but de ma carrière à Tours (1-1, 5e journée, ndlr), contre mon ancien club. C'était un moment particulier, d'autant que j'en connais encore qui jouent là-bas. Ils savaient que je n'avais pas encore marqué. La saison dernière, ils me chambraient à l'entraînement en me disant que je ne marquerais jamais. J'ai pu leur montrer que j'en étais capable. J'ai du temps de jeu, cela se passe bien (8 titularisations, ndlr). Quand on change de club, on n'a pas la certitude de devenir un titulaire indiscutable.

Vendredi, vous recevez Auxerre, un mal classé (19e) qui vient de limoger son entraîneur . N'est-ce pas le match idéal pour se rassurer ?

Oui, c'est le moment de réagir mais ce sera aussi le cas pour eux. Quand un club change d'entraîneur, il y a souvent un électrochoc dans le groupe. Cela permet de repartir sur de nouvelles bases, de booster l'équipe. Cela va sûrement les aider à se surpasser. Ils voudront nous mettre en difficulté. On sait que l'on est attendus, que les équipes veulent tout faire pour nous battre. La Ligue 2 est un championnat très compliqué, le dernier peut battre le premier. On n'a jamais la certitude de gagner, à domicile comme à l'extérieur.
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