Zilina-Marseille : énOrMissimes !

Deux semaines après un match soporifique au Vélodrome, recroisait ce soir la route des Slovaques de Zilina. Inutile de se perdre dans des comptes d'apothicaire, la donne était extrêmement simple. L'OM devait gagner. Et espérer dans le même temps que croque le Spartak, pour pouvoir disputer la qualification à Moscou. Et si le triste match aller avait donné à ce déplacement des allures de rencontre piégeuse, les hommes de Deschamps ont aisément sauté l'ornière, en s'offrant une incroyable promenade de santé (7-0).



Flashbask. Il y a près de quinze jours, l'OM s'offrait son premier succès de la saison en Champion's, en disposant avec les pires difficultés du monde d'une très faible équipe de Zilina, le petit Poucet de la poule, voire de la compétition. Au bout de l'ennui, Marseille avait glané ses trois premiers points. Lançant ainsi sa chasse au Spartak.

Ce soir se jouait le deuxième acte. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les champions de France ont su tirer des enseignements de leur piètre prestation du match aller. Du moins, la réussite les a servis de bout en bout pour éviter un scénario à suspense. A la 22e minute, les statistiques d' étaient édifiantes. Deux tirs, deux cadrés, deux buts. Jamais dans la saison l'ancien Toulousain n'avait été à pareille fête. Mais ce soir, la fébrilité de la défense slovaque, conjuguée à ce facteur inexplicable, mélange de confiance et de chance-hasard-réussite (appelez cela comme vous voudrez) ont fait que Marseille a rempli avec une délicieuse cruauté les valises du pauvre Zilina.

Quand l'appétit va tout va


Au bout de quelques minutes de jeu, on sentait les Phocéens volontaires. Difficile d'imaginer l'avalanche de buts qui découlerait de ces belles intentions. Dès la 12e minutes, Gignac donnait le ton. Coup-franc de Cheyrou, déviation presque anodine de l'attaquant, et le cuir finissait improbablement sa course dans le petit filet. Il y des jours comme ça...

Le plus dur est fait pense-t-on alors. Prudence tout de même, le football et ses caprices sont loin d'être une science exacte. Mais dix minutes plus tard, voilà Kaboré qui lance ce même Gignac dans la profondeur. Le défenseur manque son tacle, le portier ne bouche pas l'angle, et le pied gauche du buteur fait le reste. 2-0. Le plus dur est fait pense-t-on. Prudence tout de même, on ne sait jamais...
Seulement, à la 24e, Heinze se chargeait de rassurer les plus pessimistes. Un corner de la rampe de lancement du jour, Cheyrou, pour le coup de boule de l'Argentin. Premier poteau, trajectoire lobée, petit filet opposée. Il y a des soirs comme ça. La question n'est alors plus de savoir si l'OM saura tenir sa victoire, mais bien jusqu'où ira l'insolente réussite marseillaise. Pas vraiment le temps de trop y penser que Rémy y allait de son pion. Un classique : passe de Cheyrou, erreur de la défense, et finition tranquille de l'excellent Rémy. Ca fait quatre pour cette première mi-temps. L'équipe olympienne déferle, portée par les appels d'air créés par les brèches ouvertes par les défenseurs slovaques totalement dépassés.

Le feu d'artifice olympien


A chaque but, Zilina semble plus emprunté. Et la confiance des Marseillais gonfle proportionnellement. Un faible OM avait dominé un faible Zilina à l'aller. Mais ce soir, au coeur de la tempête Ciel et Blanc, c'est bien un monde qui séparait les deux formations. Valbuena pour Lucho (tête), Azpi pour Gignac (tête), puis Ayew pour Lucho (contrôle poitrine, pied gauche). 51e, 54e, 63e. 7-0. A chaque occasion son but. Il y a des soirs comme ça... Mais si rarement.

Marseille régale. La rencontre a viré à la démonstration, et on se prendrait presque à trouver ces Slovaques attachants, à leur souhaiter enfin un peu de répit. D'ailleurs, le naufrage s'arrêtera là. L'effet , rentré à vingt minutes de la fin ? Bien sûr que non. Inutile de charger le Brésilien. La magie a opéré une heure durant, et c'était plus que suffisant. Zilina touchera même la barre en toute fin de rencontre, mais l'OM marche sur l'eau, atteignant ce soir une dimension qui le rendait intouchable pour les malheureux Slovaques.

A confirmer


Incroyable soirée pour Marseille. En plus ponctuée par la défaite - attendue - du Spartak à Chelsea. Il est toutefois temps de toucher à nouveau terre. Car ces sept buts seront vains sans une victoire en Russie. Cette déculottée fera sans doute du bien à la confiance. Attention toutefois à ne pas se voir trop beau avant un match capital à Moscou. Laissons quand même l'OM savourer avant de jouer les rabat-joie. La prestation du jour était majuscule, même si le niveau de l'adversaire a bien aidé. Chapeau. Et rendez-vous dans deux semaines...
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