Mercato - Interview TM avec Dylan Saint-Louis : "Je recherche la stabilité à Troyes"

Resté aux portes de l'élite la saison dernière (4e), va entamer lundi prochain le nouvel exercice de par la réception du Havre. , l'une des recrues estivales du club aubois, a accepté pour de dresser le bilan de la préparation dans un contexte particulier. Sur ses ambitions, l'attaquant de 25 ans joue l'humilité et considère sa venue à l'ESTAC comme un tournant dans sa carrière.

Dylan Saint-Louis

Dylan, comment s'est déroulée la préparation de Troyes ?

Elle a été difficile au début à cause du coronavirus. J'ai eu la chance de commencer tôt, quelques jours après le début de la préparation. C'était nouveau pour les joueurs, mais cela s'est bien passé. On s'est adapté facilement. On est montés en intensité. On a travaillé certaines choses pendant les matches amicaux (4 victoires en 7 matches, ndlr). Cela s'est bien mis en place. On a joué avec nos qualités. On espère en tirer les bénéfices avec le championnat.

Comment se sont passés vos débuts avec votre nouvelle équipe ?

Très bien et rapidement, sur comme en dehors du terrain. J'avais la chance de connaître certains joueurs et aussi le coach (, côtoyé à , ndlr). Il y a eu un bon feeling. J'ai souvent affronté Troyes par le passé, ils ont toujours eu une identité de jeu. Cela m'a plu, j'ai pu trouver mes marques dans l'équipe. Cela s'est bien passé sur les matches de préparation. J'espère de même en championnat.

Dans quel état d'esprit se trouve le groupe dans ce contexte de crise du coronavirus ?

Tout le monde s'est adapté. Une routine s'est installée, même si l'on souhaite reprendre nos habitudes. On est tout impatients de démarrer le championnat. Se faire tester deux jours avant de jouer, c'est très spécial, très compliqué. On a vu qu'il y a beaucoup de cas positifs dans certains clubs. On a eu la chance d'avoir très peu de cas à Troyes. On essaye de respecter les gestes barrières du mieux possible. L'inquiétude existe, mais tout est maintenu pour le moment et on espère que cela va durer.

"Dire que l'on va monter, c'est impossible"


Votre arrivée à Troyes cet été marque votre retour en France. Quels sont vos objectifs ?

On a toujours des ambitions personnelles. Mais cette saison, je suis concentré sur le collectif. J'ai rejoint Troyes dans cette optique. Pour le reste, cela se fera tout seul. Si le groupe brille, cela ira très bien pour moi. Je ne me suis pas mis de pression particulière sur un nombre de buts ou de passes. Je dois travailler pour être au niveau et aider le club à atteindre ses objectifs. Je n'ai pas obtenu de garantie sur mon temps de jeu. Cela passera par de bons entraînements et de la rigueur au quotidien. Si c'est le cas, je sais que je peux obtenir du temps de jeu.

Vous avez déjà connu beaucoup de clubs à seulement 25 ans. Envisagez-vous de vous s'installer dans la durée avec Troyes ?

Disons que je recherche la stabilité. J'ai changé mon approche après la fin du championnat belge (avec Beerschot). C'est ce que je voulais, plus qu'autre chose. L'ESTAC m'a donné satisfaction en tous points. Les dirigeants m'ont offert un contrat de trois ans. En terme d'ambitions et de projet, c'est ce qu'il me fallait. Cela a matché très vite et j'en suis content.

Le club a-t-il fixé l'objectif d'un retour en ?

Non. Il n'y a eu aucune pression des dirigeants ou du staff sur ça, eu aucune réunion pour nous annoncer l'obligation de monter. Cela passera par une bonne saison, comme Troyes en a l'habitude en Ligue 2. On va prendre les matches les uns après les autres et essayer d'en gagner le plus possible. On fera le bilan après dix matches. On sait que c'est un championnat qui peut être surprenant. En début de saison, c'est difficile d'afficher ses ambitions. Dire que l'on va monter, c'est impossible. Il faut rester lucide et travailler dans son coin.
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