Les quotas discriminatoires chamboulent la France du foot !

Au lendemain des révélations du site Internet Médiapart sur la plausible mise en place de "quotas discriminatoires", toute la France du football est en émoi. Entre indignation, choc et réactions en pagaille sur fond de polémique politicienne, c'est la sacro-sainte France "Black-Blanc-Beur" qui en prend un coup.

Fédération française de football

Une bombe à retardement qui n'attend plus que des preuves écrites/orales tangibles pour exploser en pleine face du football tricolore. Alors que l'extrême droite connaît une forte poussée dans les sondages à un an des élections présidentielles, "l'affaire des quotas discriminatoires" au sein de la Fédération française de football arrive au plus mauvais des moments, faisant largement le jeu du Front National. Pire encore, cette affaire révélée par le site Internet Médiapart, si elle se révèle être vraie, met à mal les valeurs républicaines de la France, qui s'est toujours nourrie du brassage des cultures, l'une des plus grandes richesses de l'Hexagone.

Thiriez s'insurge, Jouanno calme le jeu


Ce vendredi, les réactions n'ont pas tardé à fuser dans le microcosme footballistique français, notamment du côté des plus hautes instances, qui ont du mal à croire à pareil scenario. Après les déclarations du Président de la Fédération française de football , "choqué" par de pareilles accusations, ce fut au tour de , à la tête de la Ligue professionnelle de football () de s'émouvoir contre de telles accusations, au micro de la radio RMC: "Je suis profondément choqué de voir le football français accusé de racisme et de discrimination. Vu ce que nous sommes, avec cette diversité, sociale, raciale, et ce que nous croyons, nous allons enquêter. Si ces accusations s'avèrent infondées, ce que je crois, alors nous ne les laisserons pas passer."

De son côté, la Ministre de la Jeunesse et des Sports a tenté de calmer le jeu, tout en fustigeant ces agissements s'ils venaient à être avérés: "Gardons notre sang-froid, nous sommes sur des soupçons. Il faut faire la lumière sur cette affaire mais je n'ose pas y croire. C'est contraire à tout, aux lois de la République et aux valeurs du sport. Si on sélectionne les personnes c'est sur des critères physiques, éthiques mais surtout pas ethniques."

Diouf et l'ancien patron de l'INF Clairefontaine confirment


A l'inverse, cette possible instauration de quotas ethniques n'a pas étonné l'ancien président de l'Olympique de qui n'y voit qu'un "reflet de la société du moment", ajoutant : " La vérité est simple. Le football français est à l'image de sa société. Il est raciste et il exclut. Quand on voit que des joueurs noirs dotés d'une grande capacité de suggestion prétendent un jour embrasser la carrière d'entraîneur, on n'en veut pas. Et qu'on ne vienne pas me citer les exemples de et d' pour contredire mes propos."

Si ces accusations ont du mal à trouver écho, l'ancien directeur de l'Institut national français (INF) de Clairefontaine, Merelle, est allé dans le sens de l'enquête du site Médiapart, confiant sur RMC que ces pratiques avaient déjà lieu sous "la direction de ", ajoutant : "Il n'y avait pas de quotas à proprement parler, mais des réflexions sur le nombre de blacks et de beurs. Selon eux dont , il y en avait un trop grand nombre. Moi je ne comprenais pas pourquoi il y en avait trop par rapport à nos pauvres petits blancs. Mais il faut se rendre à l'évidence, les meilleurs étaient ceux qui étaient en banlieue." Alors que la cacophonie risque de régner encore pendant quelques semaines, le temps que le vrai soit démêlé du faux, le mot de la fin reviendra à : "Qu'ils soient Blancs, Blacks ou Beurs, on veut des bons footballeurs." Pour une fois, tout le monde devrait épouser l'avis de Jean-Mimi...
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