Lyon rate le coche

L'Olympique Lyonnais a décroché un match nul à l'Amsterdam Arena contre l'Ajax (0-0), ce mercredi soir, pour le compte de la première journée du groupe D de la . Trop imprécis, les Lyonnais auraient pu faire la différence face à des Néerlandais joueurs mais stériles offensivement.

Ajax Lyon, Jimmy Briand

Un point, c'est tout, voilà ce qu'il faut retenir de ce premier match européen de à la tête de l'. Sous pression, l'entraîneur des Gones a préféré jouer la sécurité en proposant une équipe assez défensive, qui a finalement produit un jeu trop imprécis. Mais, au moins, l'OL n'a pas perdu face à un concurrent direct à la qualification pour les huitièmes de finale. Contre une formation de l' impériale à domicile en championnat avec une invincibilité vieille de plus de six mois, Rémi Garde avait finalement opté pour un 4-4-2 malgré l'absence de , avec le jeune en soutien de Bafétimbi Gomis, seul en pointe.

Un temps annoncé dans le onze de départ, Jérémie Pied héritait du banc, le flanc droit étant réservé à . Sous l'impulsion d'un Sulejmani intenable et de la jeune pépite danoise Eriksen également très en jambes, la jeune garde amstellodamoise mettait une grosse pression sur l'équipe lyonnaise d'entrée, grâce à un jeu collectif léché, sans toutefois réellement mettre à contribution. Acculés, les Lyonnais réagissaient par l'intermédiaire de Briand, d'une frappe trop molle (8e), et de Koné, d'un audacieux ciseau retourné, qui passa de peu à côté du montant de Vermeer (12e).

L'Ajax stérile, Gomis aussi


Dominé dans le jeu où l'Ajax nouvelle génération n'hésita pas à reprendre les préceptes de ces illustres prédécesseurs, l'OL s'en remit à l'une de ses spécialités, le contre. Et sur une remontée supersonique, Bafétimbi Gomis fut à deux doigts d'ouvrir la marque sur une offrande de , mais sa tentative passa de peu au-dessus du but (17e). "Bafé", décidément en verve seul sur le front de l'attaque - Clément Grenier occupa plus un poste de numéro 10 à l'ancienne dans un 4-4-2 qui se mua en 4-2-3-1 -, profita d'un beau décrochage de Briand pour se présenter face à Vermeer, mais celui-ci croisa trop sa frappe (22e). Idem pour Michel Bastos quelques minutes plus tard après une belle remontée de balle. En l'espace de quelques minutes, le rapport de force s'inversa malgré une nette domination territoriale de l'Ajax, très joueuse mais stérile. Mais l'OL, en vieux briscard de la scène européenne avec sa douzième participation consécutive à la C1, fit le dos rond dans son temps faible pour poser enfin son jeu à la demi-heure de jeu.

Toutefois, l'Ajax se réveilla subitement à dix minutes de la pause et Sulejmani, lâché au marquage par Cissokho et Lovren, fut à deux doigts d'ouvrir son compteur but en C1 après une tête plongeante puissante à droite du montant de Lloris (35e). A surveiller comme le lait sur le feu, La formation de mettait une nouvelle fois la pagaille à la fin du temps réglementaire, Réveillère dégageant à la hâte de Sigthorsson (46e). A la mi-temps, les deux formations se séparèrent dos à dos avec toutefois des Lyonnais qui pouvaient regretter de ne pas avoir mis leurs occasions franches dedans.

Lloris sauve les meubles


L'Olympique Lyonnais revenait du vestiaire avec les mêmes intentions et, une nouvelle fois sur contre, fut tout près de décanter la situation. Mais Michel Bastos, parfaitement lancé par Clément Grenier qui avait récupéré le cuir au préalable, rata son face à face avec Vermeer qui détourna en corner (52e). L'Ajax, plus discret depuis une quinzaine de minutes, se manifesta à l'heure de jeu avec une frappe trop molle de Sigthorsson, possible par le laxisme de l'arrière-garde rhodanienne, trop passive, puis sur une frappe enroulée d'Eriksen, bien détournée par Lloris pour sa première parade de la soirée (64e). Le Gardien français dut s'employer une seconde fois coup sur coup sur le corner qui suivait.

Plus entreprenant et profitant du trop grand déchet technique lyonnais, Amsterdam reprenait le contrôle de la rencontre et mettait au supplice une défense française dont la relance suscitait quelques inquiétudes. Lloris, une nouvelle fois, sauva les meubles en gagnant son duel contre Suljmani, après une balle perdu par Lovren (76e). Et quand l'Ajax offrit à l'OL le hold-up parfait sur une erreur incroyable de Van der Wiel, Briand puis Bastos rata l'occasion en or d'offrir la victoire aux Gones. Pour son premier match européen sous l'ère Garde, Lyon peu nourrir des regrets de ne pas avoir empoché les trois points, la faute à des errements défensifs et à un manque d'ambition offensivement. L'OL a encore du pain sur la planche avant de redevenir un grand d'Europe.
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