Lille, le beau jeu ne suffit pas

Lille a un match difficile hors de ses bases ce mardi soir, à 20h45, sur le terrain du club Turc de Trabzonspor dans le cadre de la deuxième journée du groupe B de la C1. Avec la sale manie de se faire reprendre au score depuis le coup d'envoi de la saison, les Lillois ne veulent néanmoins pas renier leur philosophie de jeu. A raison ?
Rudi Garcia
Le Dogue est têtu. Malgré les résultats en dents de scie, le champion de France en titre maintient mordicus sa philosophie de jeu. Sur une belle série de trois victoires de rang à la mi-août, la machine lilloise s'est soudainement enraillée, la faute à une défense moins hermétique qu'à l'accoutumée, à moins de réussite dans la zone de vérité, et également à une volonté de faire le jeu quand l'heure était à bétonner pour conserver un avantage au score chèrement acquis. Mais il faut croire que les récentes leçons n'ont pas servi aux protégés de . Face au (2-2), contre (2-2) puis, le week-end dernier, contre Lorient (1-1), lille OSC s'est fait à chaque fois reprendre au score alors que la rencontre aurait pu ou aurait dû être pliée bien avant.

Mais dans les rangs nordistes, on préfère pour l'heure en rire, à l'image d'un président un brin sarcastique dans les colonnes de : "Le but de Lorient m'a énervé, mais on est en progrès. Avant, on prenait des buts à la 85e. Maintenant, c'est à la 90e+3. On a gagné sept minutes. Plus qu'une et ce sera parfait. Malgré tout, on est sur la bonne voie. Pas en termes de points, mais de qualités de jeu. On va se serrer les coudes jusqu'à Rennes. Cette semaine, c'est l'une des premières épreuves de vérité de la saison." Même son de cloche du côté de l'entraîneur Rudi Garcia, qui ne voit pas cette étrange situation se poursuivre indéfiniment : "Le message, c'est qu'on est dans le vrai au niveau du jeu. On est plutôt bien sur la gestion de la fin de match, même si on a vu Lorient égaliser sur un coup franc très bien tiré", a-t-il analysé devant la presse. "On progresse dans ce domaine là. Au bout d'un moment, cela va s'arrêter. Il n'y a pas de problème particulier. Continuons à jouer, continuons à poser des problèmes à l'adversaire."

Des sautes de concentrations préjudiciables qui mettent la pression sur les Dogues avant de se rendre chez la surprenante équipe turque de Trabzonspor, tombeuse de l'Inter à Giuseppe-Meazza voici deux semaines (0-1). Mais une rencontre encore loin d'être décisive pour Garcia: "Après la journée de demain (mardi, ndlr) il restera 12 points en jeu. Je pense qu'en 12 points il y a pas mal de choses qui peuvent changer." Avec certains cadres mis au repos le week-end dernier comme , ou Benoît Pedretti, les Dogues vont sur les rives du Bosphore avec la ferme intention de repartir avec des points. Un point, si la défense cède une énième fois dans les arrêts de jeu, trois points si Lille, champion du beau jeu la saison dernière et encore en ce début d'exercice 2011-2012, se décide à privilégier l'enjeu avant le jeu...
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