PSG - Lyon, un match déjà capital ?

L'équipe reine des années 2000 en France se déplace chez celle qui veut marquer les années 2010 avec ses ambitions et ses moyens financiers démesurés. Premiers du championnat à égalité quasi-parfaite, le et l'OL vont jouer ce dimanche (21 heures) au Parc dans l'immense choc de cette neuvième journée de L1, et peut-être celui de toute la saison.
Cette année, PSG-OL n'est pas un match comme les autres. L'attente qui règne autour du choc de la 9e journée de est difficilement descriptible. En premier lieu, c'est la première place du classement qui se joue ce dimanche (21h) au . Les deux équipes sont à égalité quasi parfaite au classement, avec 17 points pris en 8 journées, une différence de buts de +7, pour 14 buts marqués et 7 encaissés, et ont enfin l'occasion de se départager dans une confrontation directe. Si l'on peut penser que et , pour l'heure au contact des deux leaders, ne tiendront pas le rythme toute la saison, et que et finiront par revenir sur le haut du tableau, on peut miser sur le fait que Parisiens et Lyonnais se joueront le titre en fin de saison. Un vainqueur ce dimanche prendrait donc déjà un léger avantage sur son principal concurrent dans la course à une victoire finale en L1.

Chacun sa décennie ?


Si l'Olympique Lyonnais a été la meilleure équipe française des années 2000, le Paris Saint-Germain pourrait s'accaparer les années 2010. Après le septuplé lyonnais entre 2002 et 2008, on s'est dit qu'il serait difficile pour une équipe de reproduire une telle série en Ligue 1. Si les trois titres post-domination de l'Olympique Lyonnais, attribués à trois équipes différentes (, Marseille, Lille), appuient cette prévision, le Paris Saint-Germain version qatarie ambitionne pourtant bien de régner sur le football hexagonal, tout en retrouvant les sommets du foot continental, année après année. Avec sa nouvelle puissance financière, le Paris Saint-Germain a récupéré le rôle de l'OL des années 2000, pendant que les Gones se transformaient en équipe "passive" du mercato, vendant plus qu'elle ne recrutait, et misant sur ses jeunes talents plutôt que sur des grands noms venus des grands championnats européens. Pourtant, les deux formations ont la même réussite en Ligue 1 cette saison, du moins jusqu'au match de ce dimanche. La victoire pourrait apporter un début de validation à l'une des deux stratégies estivales.

Gomis efface Hoarau


La passation de pouvoir entre PSG et OL a aussi eu lieu en équipe de France, mais en faveur des Gones, cette fois. On parle évidemment ici de l'opposition entre et Bafé Gomis. A ceux qui avancent que le Réunionnais du PSG n'est pas ménagé par les blessures en ce début d'exercice, on peut répondre que même sans cela, Hoarau ne serait probablement pas titulaire dans le schéma en 4-2-3-1 mis en place par kombouaré, et au sein duquel Gameiro semble intouchable pour le moment. Très bon depuis l'entame du championnat, Gomis n'avait pas été appelé par lors du dernier rassemblement de l'équipe de France, contrairement à Guillaume Hoarau, pourtant déjà moins à son avantage que le Lyonnais en championnat. Le sélectionneur de la sélection française, qui avait alors avancé l'argument du maintien d'un groupe qu'il souhaitait bouleverser le moins possible, n'a pas hésité cette semaine à convoquer le Rhodanien.

Le syndrome


Enfin, si l'on voyait au sortir de la dernière journée de Ligue 1 le PSG plutôt favori de cet affrontement tant attendu, les résultats du milieu de la semaine ont légèrement redistribué les cartes. Alors que l'Olympique Lyonnais s'est imposé avec la manière face au Dinamo Zagreb en C1 (2-0), le Paris Saint-Germain s'est incliné sur le même score et sans rien démontrer sur le terrain de l' en . Evidemment, les Rhodaniens sont sortis de leur affrontement européen avec le sentiment d'être prêts pour la sortie au Parc, alors que les Franciliens se sont mis à douter au pire des moments. Néanmoins, alors que l'OL peut avoir laissé des forces en alignant son équipe-type face aux Croates, a choisi de reposer certains de ses titulaires comme , Ménez ou Kévin Gameiro, et a remplacé et dès qu'il a pu le faire. Mais a aussi disposé d'un jour de repos supplémentaire en jouant mercredi, contre jeudi pour le PSG. Si le physique ne joue pas, reste à savoir dans quel état d'esprit seront ressortis les Parisiens de leur contre-performance à Bilbao.
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