Paris chahuté par Montpellier, mais toujours leader !

Le choc entre le Paris Saint-Germain et Montpellier a accouché d'un match nul (2-2), ce dimanche, pour l'ultime rencontre de la 24e journée de . Un résultat frustrant pour des Montpelliérains dominateurs et qui méritaient mieux. Mais Paris a pu compter sur ses individualités pour rester à flot et conserver sa place de leader.

Olivier Giroud; Alex

On a longtemps cru ce soir à une passation de pouvoir au Parc. Chahuté, bousculé, pressé, le aurait pu, aurait dû perdre place de leader de la Ligue 1 contre une formation de Montpellier supérieure sur bien des plans. Mais Paris, riche d'individualités capables de faire la différence à tout moment, a tenu le coup. Dans un Parc plein comme un 'uf avec du beau monde dans les gradins, à l'image du Prince du Qatar Tamim Bin Hamad Al Thani, propriétaire du PSG et qui avait fait le déplacement exprès pour assister à ce choc de la 24e journée de L1, le Paris Saint-Germain version disputait son véritable premier test, le leader du championnat n'ayant jusqu'à aujourd'hui affronter que des "seconds couteaux".

Belhanda répond à


Et sur une pelouse du Parc refaite pour l'occasion, les locaux paraissaient très crispés par rapport à des Montpelliérains qui n'avaient rien à perdre, bien au contraire. Le club de la Paillade offrait d'ailleurs les premiers frissons de la rencontre avec qui n'était pas loin d'inscrire son 17e but de la saison, après un bon centre de Bedimo, mais la défense parisienne était vigilante avec qui dégageait le cuir en corner (1er). Paris, acculé, connaissait quelques difficultés contre la vivacité de joueurs comme Saihi ou Belhanda, très disponibles et à l'aise techniquement. Et cette domination se concrétisait par une double occasion héraultaise, Utaka, puis Giroud butant sur Sirigu (8e). Ancelotti faisait la moue, Paris souffrait collectivement, avec un couloir droit en extrême difficulté face aux perforations d'un très en jambes.

Il fallait attendre en effet le quart de jeu pour voir Paris, pour la première fois, tenter de construire, sans succès. Et huit minutes plus tard pour la 1ère frappe parisienne, l''uvre de Gameiro, mais bien détournée par Jourdren (23e). L'ex-joueur de Lorient profitait d'une erreur bête de pour essayer une seconde fois sa chance, mais sa frappe passait au-dessus (31e), signe de l'impuissance collective du Paris Saint-Germain qui devait s'en remettre à des exploits individuels. Et c'est justement sur coup de pied arrêté que Paris trouvait la faille, d'un invraisemblable tir du défenseur brésilien Alex, décalé par Nenê, qui crucifiait Jourdren (1-0, 41e). Mais à force de faire le siège, Montpellier, au forceps, revenait à la marque peu avant la mi-temps grâce à Belhanda de la tête, peu coutumier du fait, mais ô combien important (1-1, 45e). A la pause, le club de la Paillade pouvait être frustré par le résultat, les joueurs de René Girard méritant bien mieux.

L'éclair de Ménez sauve les apparences


Le second acte débutait sensiblement de la même façon que les 45 premières minutes avec une formation héraultaise qui dominait les débats, avec notamment un côté gauche toujours aussi performant avec le duo Bedimo ' Utaka qui faisait énormément souffrir la défense parisienne. Mais c'est Paris qui se créait l'action la plus franche au retour des vestiaires par l'intermédiaire de Maxwell, mais sa frappe était trop croisée (51e). Mais Paris retombait dans ses travers et se trouvait incapable de faire le surnombre offensivement, à l'instar d'un Nenê méconnaissable, touchant très peu de ballons. Ancelotti, déçu par le rendement devant, sortait Gameiro pour lancer . Le Parc grinçait, Paris décevait et Montpellier poussait pour marquer ce 2ème but si important. Giroud, profitant d'une relance complètement ratée de Sissoko, tentait un lob mais Sirigu était vigilant (68e).

Ancelotti décidait de lancer dans la bataille son dernier joker, Pastore en modifiant son schéma tactique avec un 4-2-3-1 où Pastore se positionnait en numéro dix, derrière Hoarau. Et le "Flaco", qui n'avait plus joué depuis 100 jours après un claquage, se montrait de suite en action mais ratait son face-à-face avec Jourdren. Un réveil bien trop tardif puisque Montpellier, au-dessus sur bien des plans, reprenait l'avantage à 8 minutes du coup de sifflet final. Giroud, se démenait pour récupérer le ballon et adressait un centre parfait pour qui crucifiait Sirigu (82e, 1-2). Alor qu'on pensait Paris hors-course, l'intermittent Ménez sortait de sa boîte pour offrir un cadeau à Hoarau (89e, 2-2). Une issue heureuse pour un PSG loin d'être maître de son sujet, mais qui garde sa place de leader. Une place qui n'a néanmoins tenu qu'à un fil...
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