Le gladiateur Enrique ne veut pas quitter l'arène !

Depuis l'été dernier, s'efforce de bâtir un projet solide à l'AS Rome. Malgré quelques couacs notables en et en Ligue Europa, l'entraîneur s'accroche à son fauteuil... et il n'a pas l'intention de quitter le navire à court ou moyen terme !
Luis Enrique
Une équipe branchée sur courant alternatif. Après avoir dirigé l'équipe réserve du entre 2008 et 2011, Luis Enrique a décidé de quitter le nid catalan. Même s'il rêvait de diriger les professionnels chez les Blaugrana, le technicien espagnol s'est rendu compte que son compatriote était clairement intouchable. Du coup, Luis Enrique a sauté sur l'occasion lorsque les décideurs de l'AS Rome lui ont proposé de signer un contrat jusqu'en juin 2013 avec une année en option. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ses débuts sur le banc du club romain se sont mal passés. En effet, les Giallorossi ont été sortis par la modeste formation du Slovan Liberec en Ligue Europa (1-0, 1-1) dès le mois d'août (!) et il a fallu attendre la 5e journée de Serie A pour voir une victoire du club de la capitale (0-1 contre ).

Neuf mois après son arrivée, le bilan est plutôt décevant dans l'ensemble. L'AS Rome occupe la sixième place du classement et manque cruellement de régularité (11 victoires, 5 nuls, 10 défaites) afin de revenir à portée de fusil des places qualificatives pour la prochaine . En , le parcours a été stoppé net en quart de finale par la (3-0) et n'oublions pas que le club de la Louve a perdu ses deux derbys contre le rival honni, la (1-2 le 4 mars, 2-1 le 16 octobre) ce qui n'a franchement pas fait plaisir aux tifosi.

La "touche Barça" au Stadio Olimpico


Malgré ce constat implacable, Luis Enrique reste convaincu que sa méthode est la bonne. Lorsqu'il s'exprime par le biais des médias, l'Espagnol semble marqué au fer rouge par la fameuse "culture Blaugrana". Il a l'intime conviction que pour gagner un match, "c'est toujours mieux de bien jouer" afin de "savoir pourquoi" la victoire a été acquise au coup de sifflet final dixit La Gazzetta dello Sport. L'autre aspect de sa philosophie de jeu concerne le brassage des joueurs en fonction de leur âge. A ses yeux, peu importe qu'un footballeur soit plus jeune ou plus vieux qu'un autre : seule compte sa performance sur le terrain.

C'est en partie pour cela qu'il n'hésite pas à se passer des services de lorsqu'il estime que l'attaquant âgé de 35 ans n'apporte rien de plus qu'un autre élément. Peu importe finalement que celui qu'on surnomme "Il Pupone" soit un Dieu vivant pour les fans de l'AS Rome ! Même s'il sait que ses méthodes pourraient lui coûter sa place en fin de saison, Luis Enrique ne s'inquiète pas à ce sujet. "Je serais heureux de rester à mon poste, au moins jusqu'en 2013. Mais qui sait, peut-être que je serais là durant les quatre ou cinq prochaines années à venir. Lorsque les dirigeants penseront que je ne suis plus la bonne personne, alors ce sera mon dernier jour. Mais pour le moment, on me fait confiance."

Lors des douze derniers matches de la saison, dont le premier contre samedi (27e journée du Calcio), Luis Enrique va essayer de démontrer qu'il est l'homme de la situation à Rome. Histoire d'avoir la possibilité de dire après son passage en Italie : "Je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu" comme l'avait fait un certain Jules César en son temps.
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