La première manche pour le Barça

Le a remporté la première manche contre le dans le cadre du match aller de la Supercoupe d'Espagne (3-2). Totalement dominateurs, les Catalans méritent leur victoire et regretteront peut-être les nombreuses occasions manquées. En face, les Merengues ont rarement paru si impuissant face à leur plus grand rival.

Lionel Messi

A peine la a-t-elle repris que la Supercoupe d'Espagne nous offre déjà deux Clasicos. Au pour la première manche, le et le Real Madrid ont l'occasion de lancer les hostilités d'une saison qui devraient être encore très mouvementée. L'enceinte catalane est pleine à craquer, le spectacle peut commencer. Malheureusement celui-ci tarde à venir puisque dès les premières minutes, les deux équipes se musèlent l'une et l'autre. Les contacts sont âpres, les actions ne vont pas à leurs termes. Le bras de fer tactique est pour le moment très équilibré. Les deux premiers frissons arrivent finalement après vingt minutes de jeu. Piqué (18e) et Messi (20e) s'essayent mais rasent les montants de Casillas. Le Real est littéralement étouffé et ne répond que par des coups. Albiol est même proche de l'exclusion pour une succession de fautes plus maladroites que méchantes. Messi est déjà bien en jambes. Dans un rush dont il a le secret, le triple efface deux défenseurs et arme une frappe croisée du gauche (29e). Le cadre se dérobe pour le moment. Tranchant sur son côté droit, est virevoltant et cause d'énormes soucis à Arbeloa. Le Canarien n'a pas plus de réussite que son partenaire argentin puisque sa tentative du droit est claquée par Casillas (33e). Son homologue de l'aile gauche, Sanchez, est lui aussi très en vue mais cherche un peu trop le penalty sur un duel avec Ramos (38e). Son exagération lui a desservi alors qu'il y avait effectivement eu un contact sur son pied d'appui. Le Real Madrid n'a rien à voir avec celui qui avait battu le Barça le 21 avril dernier et qui assommait la Liga. Pour l'heure, les Madrilènes regardent les Catalans jouer.

Le Real ouvre le score, puis subit la sentence barcelonaise


Mais les Merengue ont du caractère. Et surtout, énormément d'orgueil. Mieux dans le jeu, les hommes de Mourinho, qui a dû leur remonter les bretelles à la mi-temps, sont plus offensifs. Le Real ouvre alors la marque sur un corner d'Özil, détourné de la tête au premier poteau par un opportuniste (0-1, 55e). Le hold-up est simplement parfait, mais aussi incroyablement éphémère. Sur l'engagement, Mascherano lance magistralement Pedro, dont la frappe croisée du droit trouve le fond des filets de Casillas (1-1, 56e). Incroyable scénario au Camp Nou. Piqué au vif, le Barça fait preuve d'une incroyable force de caractère. Poussés par un stade en délire, les Catalans sont euphoriques. Sanchez (60e), Alvès (62e) et Pique (63e) manquent de réussite mais le danger rôde. Et à force de subir, le Real est puni. Dans un raid en solitaire typiquement dans son registre, Iniesta se fait faucher par Ramos (70e). Penalty logique, Messi s'y applique (2-1). Obligés de sortir pour ne pas sombrer, les Merengues laissent des espaces. Iniesta les engloutit et sert , d'une passe géniale. Le capitaine blaugrana se présente face à Casillas et l'ajuste d'un petit enroulé du droit (3-1, 78e). L'addition commence à être salée et aurait pu l'être plus encore si le gardien de la Roja n'avait pas réalisé un miracle face à Messi (85e). Son homologue catalan est en revanche grandement fautif sur la réduction du score madrilène. Balle au pied, Valdès se fait surprendre par la vivacité de Di Maria qui lui chipe le ballon avant de marquer dans le but vide (3-2, 85e). Le Barça pourrait avoir à regretter ce but encaissé au match retour à Santiago Bernabéu. Au terme d'une deuxième mi-temps somptueuse, le Barça domine une nouvelle fois son plus grand rival. Le Real n'a jamais paru au niveau et peut même s'estimer chanceux d'avoir inscrit deux buts. Le match retour, dans six jours, s'annonce déjà électrique.
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