Benzema, Varane, le PSG... le regard de Deschamps

Le sélectionneur de l'équipe de France, , a accordé un entretien au quotidien Metro où ce dernier revient sur la situation des Madrilènes Benzema et Varane, sur l'Espagne, prochain adversaire des Bleus mais aussi sur la nouvelle stature du Paris-SG.

Didier Deschamps

Une confiance maintenue à Benzema. "Avec Madrid, il joue et il marque. En sélection, on lui ressort toujours depuis combien de matches il n'a pas inscrit de buts (10 matches, depuis le 4-0 face à l'Estonie en juin 2012). Il en est le premier attristé. Avant les échéances qui arrivent, cette critique va revenir et cela le conditionnera aussi parce que c'est la tête qui commande aux jambes. Il lui faut ce but pour qu'il ait le déclic, qu'on ne lui reparle plus de ce bilan. (...) L'équipe de France a besoin d'un Benzema au meilleur de sa forme. Cela ne signifie pas que je n'ai pas de solutions à sa place, ou avec lui. On peut ne pas aimer le personnage, mais remettre en cause la qualité footballistique de , ça, on ne peut pas."

Sur l'incroyable progression de Varane. "J'avais déjà confiance en lui au mois d'août [Varane a été convoqué mais n'a pas joué contre l'Uruguay, ndlr.]. Je n'ai pas changé d'avis. J'ai assisté aux deux matches du Real contre le Barça et il est performant. Il a 19 ans, mais sa jeunesse n'est pas un problème. Il est dorénavant titulaire en défense au et ce n'était pas le cas avant. Il a même relégué des internationaux comme sur le banc. Quand, comme lui, vous jouez deux Clasicos dans la même semaine et que vous enchaînez avec , l'équivalent d'une finale de , ça donne quelques gages. Mais il faut qu'il fasse attention à lui... Plus les joueurs sont concernés tôt par une exigence de résultats et face à une adversité d'une telle qualité, mieux c'est."

Sur la nouvelle dimension du Paris-SG. "C'est très bien pour le foot français. C'est une vitrine qui fait qu'on parle beaucoup de la . Si la cote d'amour du club n'a pas augmenté, il faut que le devienne une locomotive. Et si trois autres investisseurs voulaient mettre de l'argent dans des clubs français, on ne va pas s'en plaindre. C'est même nécessaire. Ca fera venir encore plus de grands joueurs. Alors ok, en L1, il y a Paris et les autres. Avec deux ou trois autres poids lourds, ce serait encore mieux. Demain, il y aura peut-être Monaco et, qui sait, l'année d'après, peut-être encore un... Il vaut mieux que cela se passe chez nous que dans un autre Championnat (...). Une équipe, cela ne se fait pas en claquant des doigts. Il faut du temps pour trouver son équilibre."

Le choc à venir contre l'Espagne. "Oui... à condition d'avoir bien négocié la Géorgie. Pour se qualifier, il y a deux solutions : la voie directe, en finissant à la première place de notre groupe, et la voie de rattrapage [les huit meilleurs 2es passent par des matches de barrage, ndlr]. Moi, je ne pense même pas à cette deuxième option. Au mois d'août, j'avais annoncé que l'objectif était de finir premier pour se qualifier directement. Quand j'ai dit ça, tout le monde s'est dit 'il se croit où ?'. On y arrive, on n'y arrive pas... on verra bien, mais je veux que les joueurs n'aient que ça dans la tête."

Le au . "Je ne pense qu'à ça. On n'y est pas encore mais entre la logistique, les réservations d'hôtel, etc... nous sommes obligés d'anticiper. Tout s'organise maintenant. C'est le cas pour toutes les sélections, même s'il y en a certaines qui sont plus sûres d'y être que d'autres. Bon, nous ne sommes pas dans cette situation mais on fait comme si."
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