OM : Morientes, la bonne pioche ?

à l'OM, c'est officiel depuis lundi dernier. Quelques années plus tôt, cette opération aurait représenté un énorme coup sur le marché des transferts français. Aujourd'hui c'est dans une relative discrétion que le buteur espagnol débarque sur la Cannebière.

Son arrivée soulève de nombreuses questions. Où en est le joueur lui-même, alors qu'âgé de 33 ans, il sort d'une saison terne à , ne disputant que 19 matchs de (7 titularisations) pour un seul but inscrit ? compte-t-il l'utiliser avec parcimonie ou souhaite-t-il en faire un pion essentiel de son dispositif offensif ? Peut-il concurrencer au point de lui ravir sa place ?

Même si ces interrogations n'auront de réponses qu'au fil de la saison, se souvenir de la carrière de Morientes permet de se faire une idée de ce qu'il apportera à l'Olympique de .

Passé par Albacete, son club formateur, et Saragosse, c'est au que le meilleur ami de Raùl se fait un nom. Vainqueur de trois Ligues des Champions et deux Ligas, il inscrira 96 buts en 251 matchs sous les couleurs madrilènes de 1997 à 2003. Mais la forte concurrence au sein de l'attaque de la Maison Blanche le pousse vers la sortie. Une sortie princière puisque Nando atterrit à Monaco. C'est en principauté que le joueur aux 47 sélections réalise ce qui restera sûrement comme sa meilleure saison d'un point de vue personnel. Sous les ordres de Didier Deschamps, il comptabilise 22 buts en 42 rencontres et permet au club d'atteindre la finale de la Champion's League.
On imaginait la parenthèse monégasque comme le point de départ d'une nouvelle carrière, elle en sera en fait son apogée. Ni ni Valence ne permettront à Morientes de retrouver le niveau qui fut le sien.

Morientes-Brandao, une place pour deux

C'est donc un joueur en perte de vitesse que le Vélodrome s'apprête à découvrir. Mais un joueur au mental tout neuf et qui retrouve l'entraîneur qu'il considère comme son " père sportif ". Et même s'il reste sur deux mois d'inactivité, Morientes déclare se sentir " très jeune " malgré ses 33 printemps. De bonnes performances passeront inévitablement par une condition physique irréprochable, quand bien même Didier Deschamps déclare " Je sais que Fernando ne va pas joueur 40 matchs de 90 minutes ".

Didier Deschamps, justement, a une idée précise de la manière dont il veut voir évoluer son OM. C'est dans en schéma en 4-3-3 que l'attaquant ibérique devra se faire une place. Une place occupée par Brandao depuis janvier dernier. Le brésilien, poussif à ses débuts, a réussi à convaincre les sceptiques, au point de devenir un élément majeur de la fin de saison tonitruante de l'OM. La concurrence sera rude donc pour l'ancien madrilène, mais un retour à un niveau proche de celui qui fut le sien devrait lui permettre de relever le défi. Les deux attaquants ont un profil sensiblement identique, néanmoins la qualité technique de l'espagnol, son expérience du très haut niveau et la relation qu'il entretient avec Deschamps sont autant d'atouts qui pourraient lui permettre de devenir le nouveau patron de l'attaque phocéenne.
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