Ses grands souvenirs, son avenir… Oddo nous dit tout !

Ancien cadre de la Lazio de Rome et du Milan AC, l’Italien Massimo Oddo s’est retiré des terrains il y a un an après une carrière très réussie. Champion du monde en 2006 avec la Squadra Azzurra, l’ancien latéral droit ne souhaite pas pour autant quitter le monde du football et espère devenir entraîneur dans un futur proche. En exclusivité pour TopMercato, il s’exprime sur son projet de reconversion, revient sur les meilleurs moments de sa carrière, sans oublier de parler de ses entraîneurs préférés et de révéler son équipe de rêve. Entretien.

Massimo Oddo

Massimo Oddo, vous avez décidé de raccrocher les crampons en juin 2012 après 19 saisons au plus haut niveau. Comment allez-vous un an après l’annonce de la fin de votre carrière de joueur ?

Je me sens plutôt bien et encore en forme pour un jeune retraité. Je suis actuellement impliqué dans plusieurs projets liés au football, comme l’organisation de camps d’été pour les jeunes par exemple, et je passe également mes diplômes d’entraineur. J’ai passé 19 années magnifiques sur les terrains et la décision de me retirer à la fin de la saison 2011-2012 m’a parue logique. Après avoir évolué pour quelques uns des plus grands clubs d’Europe, je me suis retrouvé à Lecce où j’ai passé une superbe dernière saison. À 36 ans, je ne voulais pas faire la saison de trop. J’ai donc décidé d’arrêter ma carrière. Maintenant, je veux débuter une nouvelle étape en devenant entraîneur.

En parlant du métier d’entraîneur, vous avez travaillé tout au long de votre carrière avec quelques uns des meilleurs techniciens actuels. Quels ont été ceux qui vous ont le plus marqué ?

Tous les entraîneurs que j’ai eu durant ma carrière m’ont marqué d’une façon ou d’une autre. Certains m’ont permis de progresser et de devenir un bon joueur de football et d’autres ne m’ont pas fait confiance, ce qui m’a motivé à travailler encore plus dur pour leur prouver qu’ils avaient tort. Un entraîneur comme Delio Rossi, avec lequel j’ai travaillé à la Lazio de Rome, m’a beaucoup aidé. C’est grâce à lui que j’ai pu exprimer pleinement mes qualités sur le terrain car il savait comment tirer le meilleur de moi-même. J’ai également beaucoup aimé travailler sous les ordres de Carlo Ancelotti. Au-delà d’être un très grand technicien, c’est aussi un très grand monsieur. Grâce à lui, j’ai pu gagner beaucoup de titres.

Vous avez surtout brillé à la Lazio de Rome et au Milan AC. Quels sont vos meilleurs souvenirs dans chacune de ses équipes ?

À la Lazio, l’un de mes meilleurs souvenirs reste la victoire en Coupe d’Italie en 2004 face à la Juventus de Turin. C’est le seul trophée que j’ai remporté avec les Laziali, cela restera donc gravé dans ma mémoire pour le reste de ma vie. Après, je n’oublierai jamais les derbys de Rome. J’ai rarement connu autant d’intensité et de tension que lors des matches face à l’AS Roma. Il y en a un qui m’a marqué plus que les autres, plus précisément celui que j’ai disputé lors de la saison 2006/2007. On gagne trois à zéro et je marque le second but sur penalty. C’était juste énorme.

Au Milan AC, je retiendrais tous les trophées que j’ai gagnés avec le club. Je n’oublierais pas non plus l’exceptionnelle année 2007, avec les victoires en ligue des champions, en Supercoupe d’Europe et en Coupe du monde des clubs. Enfin le titre de champion en 2011 a eu une saveur particulière car je n’avais pas encore remporté de Scudetto.

Vous avez quasiment tout gagné lors de votre carrière. Avez-vous néanmoins des regrets ?

J’ai eu la chance d’évoluer dans de très grands clubs, comme la Lazio de Rome, le Milan AC et le Bayern Munich. Peu de joueurs on eu une telle carrière et je suis très fier de ce que j’ai fait durant mes 19 saisons au plus haut niveau. Mais j’ai quand même quelques regrets. Par exemple, j’aurais aimé vivre une expérience en Premier League. Le style de jeu anglais m’a toujours attiré, et j’aurais voulu voir ce que j’aurais pu faire dans ce championnat. Enfin, un passage par la Major League Soccer aurait été intéressant à vivre en guise de dernier défi pour conclure ma carrière. Le championnat est en pleine croissance et j’aime beaucoup les États-Unis. Cela ne s’est pas fait et je me concentre maintenant sur mon projet de devenir entraîneur.

Lors de la saison 2008-2009, vous avez tout de même passé une saison au Bayern Munich. Que retenez-vous de votre expérience en Bundesliga ?

C’était une expérience très intéressante, même si je n’ai pas disputé beaucoup de matches pour cause de blessures. Le jeu était complètement différent de celui auquel j’étais habitué et la vie de footballeur est un peu plus tranquille en Allemagne qu’en Italie. La présence médiatique est moins forte, vous ne vous retrouvez pas avec cinquante personnes qui observent vos moindres faits et gestes et il n’y a pas groupes de supporters qui manifestent leur mécontentement à chaque contre-performance. J’ai beaucoup apprécié mon année à Munich.

Qu’avez-vous pensé de la victoire des Bavarois en ligue des champions la saison dernière ?

Je ne sais pas si c’était l’équipe la plus forte de la compétition, mais le Bayern a déjoué les pronostics et a réussi à remporter un titre qui semblait promis au FC Barcelone. L’équipe a beaucoup de talents et quelques uns des meilleurs joueurs du monde, comme Arjen Robben et Franck Ribéry par exemple, mais elle a eu également un peu de chance. Je dis simplement cela car pour gagner la C1, il faut aussi un peu de chance. Par exemple, la victoire du Milan AC lors de la saison 2006-2007 était à peu près identique. Manchester United et le FC Barcelone étaient plus forts que nous mais nous avons réussi à aller au bout.

Cela fait sept ans que vous avez remporté la cCupe du monde avec l’équipe d’Italie…

C’est le summum pour un footballeur. Je suis fier de faire partie des joueurs qui ont gagné la Coupe du monde car il y a tellement de grands noms qui ne l’ont jamais remporté. Cela fait sept ans, mais j’ai l’impression que c’était hier. J’y repense très souvent. Ce titre a une saveur particulière parce que personne ne pensait que l’on pouvait aller au bout du tournoi. L’année avait été difficile avec le scandale du Calciopoli et le football italien était en crise. Malgré cela, Massimo Lippi avait réussi à créer une équipe solide, dotée d’un état d’esprit et d’une force mentale incroyable. C’est grâce à notre force mentale que nous avons gagné le titre car il y avait des équipes meilleures que nous, comme la France par exemple. Cela reste l’un des moments les plus forts de ma carrière de joueur.

Quel regard portez-vous sur l’actuelle Squadra Azzura ?

Cesare Prandelli est en train de faire du très bon travail. Depuis son arrivée au poste de sélectionneur national, il a réussi à créer un groupe compétitif malgré la présence d’un grand nombre de jeunes joueurs encore peu expérimentés au très haut niveau. Il a amené l’équipe en finale de l’Euro il y a un an, ce qui n’est pas négligeable. L’équipe d’Italie n’est pas actuellement aussi forte que le Brésil ou l’Espagne, mais elle est sur la bonne voie. L’avenir de la sélection nationale est radieux.

Après la Juventus, le Milan AC, Chelsea et le Paris Saint Germain, votre ancien entraineur Carlo Ancelotti est parti en Espagne pour relever un nouveau défi au Real Madrid…

C’est l’homme de la situation pour le Real. Carlo est un technicien formidable, je suis sûr qu’il va réussir à Madrid. Il maîtrise tous les aspects du métier d’entraineur et arrive à créer un osmose parfaite dans le vestiaire, ce qui est essentiel dans un club comme le Real Madrid qui compte un très grand nombre de stars. Pour arriver à gagner des titres, la stabilité d’un vestiaire est primordiale et Carlo Ancelotti sait très bien gérer cette dimension. Il va savoir tirer le meilleur de chaque joueur et aider le Real à gagner un maximum de titres.

Vous avez joué avec quelques uns des plus grands joueurs de la dernière décennie. Pouvez-vous nous donner la composition de votre équipe de rêve ?

C’est une question que l’on ne me pose jamais, mais je veux bien me prêter au jeu (Sourire). Mon équipe de rêve jouerait en 4-3-3. Au poste de gardien de but, je mettrais Angelo Peruzzi. En défense, Cafu à droite, Alessandro Nesta, Thiago Silva dans l’axe et Paolo Maldini à gauche. Au milieu : Andrea Pirlo en numéro 6, accompagné de Clarence Seedorf et de Bastian Schweinsteiger. Ma ligne offensive serait composée de Kaká à droite, de Franck Ribéry à gauche et ” d’Il Fenomeno ” Ronaldo dans l’axe. L’équipe serait dirigée par Carlo Ancelotti. Cette formation a de l’allure, n’est-ce pas ? (Rires).

 

Applications

Disponible sur Google Play
Télécharger dans l'App Store

Informations

Contact | Informations légales

18+ Les jeux d'argent sont interdits aux mineurs. Jouer comporte des risques : endettement, dépendance… Appelez le 09.74.75.13.13 (appel non surtaxé)