Harcèlement, agressions sexuelles, Mondial qatari… Le Graët répond aux accusations

Noël Le Graët a répondu aux accusations de harcèlement dont il est la cible, depuis plusieurs mois. Le président de la FFF les a démenties en bloc. Le dirigeant a aussi évoqué les polémiques liées au Mondial qatari.

Noël Le Graët

Lors d’une interview accordée au Parisien, Noël Le Graët a affirmé n’avoir jamais harcelé quiconque. Le président de la Fédération s’est dit blessé par les accusations : « Ce ne sont pas des accusations, mais des rumeurs qu'on fait circuler sur la base de témoignages anonymes. Je démens totalement et fermement. Je n'ai jamais harcelé personne. Je n’ai pas, davantage, envoyé de SMS. Je n’ai jamais eu le moindre geste déplacé de toute ma vie envers une femme. Je ne peux pas regretter des choses que je n’ai pas faites. Après, je comprends bien qu’aujourd’hui on ne peut plus complimenter une femme ou un homme pour son élégance, son sourire, les inviter à un déjeuner pour travailler. Pendant plusieurs jours, mon nom a été jeté en pâture. On m’a affublé de tous les maux. J’ai pris une vague en pleine face. Avec le tribunal Twitter, certains procureurs médiatiques, cela devient une horreur. Trop, c’est trop. Cela me blesse terriblement aujourd'hui », a-t-il lancé.

« Grâce à la Coupe du monde, le Qatar progressera un peu plus vite »

Le patron de la FFF a également assuré qu’il n’avait pas dissimulé ou minimisé des affaires d’agressions sexuelles : « Il faut arrêter ! Il n’y a aucune affaire cachée d’agressions ou de harcèlements sexuels à la FFF. Depuis que je suis président, tous les dossiers de maltraitance présumée portés à ma connaissance ont été traités. Tous ! La FFF a procédé à deux licenciements pour fautes graves en 2012-2013. L’article 40 a été déclenché quand il le fallait. La justice est même passée sur les dossiers qui ont fait l’objet de procédure. (…) La FFF, ce n’est pas le Moyen Âge ni le Far West… »

Le natif de Bourbriac a aussi réagi sur le volet des polémiques liées à la Coupe du monde au Qatar. L’ancien président de l’EAG a admis avoir commis des erreurs dans ses propos sur les migrants. Il a en revanche refusé d’enfoncer le pays hôte de la compétition : « Tout n’est pas parfait au Qatar, évidemment, il y a sans aucun doute de nombreux progrès à accomplir. La FFF est et sera vigilante à son niveau concernant le respect des droits sociaux et humains, mais dans son périmètre, la limite de ses attributions, de ses compétences… C’est la moindre des choses, ce sont nos valeurs. Mais ne comptez pas sur moi pour faire le démago… Si vous faites la liste des 211 pays affiliés à la FIFA, il y en a de très nombreux parmi eux où la notion du droit est très éloignée de la nôtre ou de celle en vigueur en Europe. Je ne le cautionne pas, je peux le déplorer, mais je dresse seulement ce constat. Grâce à la Coupe du monde, le Qatar progressera un peu plus vite », a-t-il estimé.

Une longue mise au point qui ne devrait pas suffire à faire taire toutes les polémiques. La ministre des Sports a lancé un audit pour repérer les dysfonctionnements de la FFF. Et, pour rappel, selon un sondage réalisé par Harrys Interactive, 29 % des fans de foot français auraient décidé de boycotter la Coupe du monde.

Applications

Disponible sur Google Play
Télécharger dans l'App Store

Informations

Contact | Informations légales

Avertissement