Le souvenir irlandais, les barrages, sa situation… Gallas se confie

A l’heure d’un rendez-vous crucial pour l’équipe de France en Ukraine pour le compte des barrages de la Coupe du monde 2014, William Gallas a accordé un entretien au quotidien L’Equipe. Parti en Australie, le défenseur français revient sur le match France-Irlande de 2009 et évoque la tension d’une telle rencontre. L’ancien joueur d’Arsenal et Tottenham ne manque pas non plus de parler de son avenir.

William Gallas

Alors que les Bleus de Didier Deschamps jouent vendredi soir contre l’Ukraine leur qualification pour le Mondial brésilien, ceux de 2009 se remémorent la main de Thierry Henry face à l’Irlande qui avait facilité la présence des hommes de Raymond Domenech à la Coupe du monde en Afrique du Sud. Il y a quatre ans, William Gallas offrait même l’égalisation déterminante aux Bleus. “À chaque fois que l’on m’en parle, on me dit que les gens se souviennent uniquement de la main de Thierry Henry. C’est malheureux que les gens se soient arrêtés sur cette main, relate le footballeur de 36 ans. Ce qui était important pour nous, c’était d’aller en Afrique du Sud. Mais je pense que les médias français ont créé cette polémique.

Dénonçant des critiques excessives sur le niveau de jeu de l’équipe de France et les choix du sélectionneur en place, l’ex-taulier de l’arrière-garde d’Arsenal croit qu’à l’époque, beaucoup d’observateurs ne souhaitaient pas voir la France au Mondial. “Quand on voit comment certains médias français se sont acharnés sur la main de Thierry Henry, on peut en douter. Ce genre d’erreur arbitrale, cela arrive tout le temps dans le foot. On n’a pas été protégés. Dans un autre pays, je pense que cela ne se serait pas passé comme ça.” Pour William Gallas, “notre style de jeu ne plaisait pas beaucoup.” Alors qu’il furent passés tout près de la correctionnelle en barrages, les joueurs tricolores du moment sont prévenus : “Il faut être sûr de soi, être sûr de ses coéquipiers, il faut des joueurs d’expérience qui arrivent à dire les bons mots, à prendre le jeu à leur compte. Si les jeunes voient cela, ils se mettent à la hauteur. En 2009, par exemple, peut-être qu’il n’y a pas eu de joueurs qui ont réussi à prendre le jeu à leur compte.

Défendant au passage Patrice Evra malgré sa récente sortie médiatique, “un joueur costaud, pas arrogant, qui sera présent le jour des barrages“, William Gallas profite de cette interview pour donner de ses nouvelles. Au mois d’octobre, il s’est engagé pour six mois avec les Australiens de Perth Glory. “C’est un championnat que personne ne connaît, j’avais envie de découvrir cela après dix-neuf ans passés en Europe, ce qui est quand même énorme, justifie-t-il. On verra comment cela se passe, et on avisera. Je ne pars pas là-bas en vacances. On fera un bilan sportif.” Confirmant des contacts en Angleterre (Crystal Palace) mais aussi en France – “deux, voire trois, Marseille, Lyon et Nice” – le natif d’Asnières-sur-Seine envisage déjà l’après-carrière. “Ce serait difficile pour moi de faire autre chose” que le football, conclut-il.

 

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