Le choc face à Monaco, son adaptation dans le Forez, le Mondial… Trémoulinas dit tout

Prêté en janvier dernier par le Dynamo Kiev à l'AS Saint-Etienne, Benoît Trémoulinas occupera ce samedi le flanc gauche de la défense stéphanoise pour la réception de Monaco (17 heures). Dans un entretien accordé au quotidien L'Equipe, le footballeur français évoque cette affiche et revient sur son arrivée dans le Forez. L'ancien Bordelais en profite aussi pour afficher son optimisme quant à une participation à la Coupe du monde.

Benoît Trémoulinas

Une première étape déterminante. Samedi à 17 heures, Saint-Etienne reçoit Monaco pour une rencontre devant permettre à la formation de Christophe Galtier de s'emparer provisoirement de la troisième place du classement. A Geoffroy-Guichard, la dernière affiche avait accouché d'un match terne face à l'OM (1-1). Cette fois, Benoît Trémoulinas attend un tout autre spectacle. “Tout le monde sait qu'il sera attractif. Même sans Falcao, Monaco continue à gagner, prévient le footballeur de 28 ans. J'espère que ce sera plus ouvert que contre Marseille. En jouant à cinq derrière, l'OM avait faussé le match, entre guillemets.” Désirant afficher leurs intentions pour cette fin de saison, les Verts se lancent dans un mois de mars très délicat (PSG, Lyon). Pas de quoi refroidir les velléités vertes : “On n'en parle pas, mais leur objectif est de finir aux places européennes, quatrième ou cinquième. Marseille et Lyon poussent derrière et Lille reste devant. On va vivre un mois compliqué, ça va être excitant.

Une adaptation réussie. Quelques mois seulement après son départ des Girondins de Bordeaux et un transfert au Dynamo Kiev, en Ukraine, Benoît Trémoulinas a signé cet hiver son retour au sein du championnat de France. Prêté jusqu'au 30 juin prochain à l'ASSE, le latéral gauche tient son rang. “Le championnat s'arrêtant plus tôt en Ukraine, j'ai eu une coupure d'un mois en fin d'année. J'en ai profité pour travailler avec un préparateur particulier à Bordeaux (…) Comme je connais bien la Ligue 1, c'était plus facile, et tous mes équipiers m'ont aidé.” Avouant avoir pris “une décision mûrement réfléchie“, quitter l'Ukraine pour la France, le natif de Bordeaux se dit “encore jeune” avec “toujours l'envie de jouer.” Depuis le départ à Naples de l'Algérien Faouzi Ghoulam, Benoît Trémoulinas a pris part aux trois dernières rencontres de championnat de l'écurie forézienne.

Son avenir et le Mondial. S'il “espère revenir un jour” à Chaban-Delmas, l'international tricolore se félicite que Saint-Etienne ait “montré une réelle envie de me recruter.” Quid alors de son avenir du côté de Geoffroy-Guichard au terme de cet exercice ? “Je suis là pour jouer et pour aider, sans pouvoir me projeter sur l'avenir, car ma situation contractuelle est très particulière. On verra ce que le Dynamo décidera (…) Mon option d'achat s'élève à quatre millions d'euros. Il y aura donc de réelles discussions en fin de saison. C'est juste un prêt, pas un adieu à Kiev.” Si le challenge stéphanois sonne comme un nouveau tremplin, Benoît Trémoulinas pense en ce moment très fort à l'équipe de France. Pas retenu par Didier Deschamps pour le match amical contre les Pays-Bas, il ne perd pas l'espoir de figurer dans le groupe pour la Coupe du monde au Brésil : “Pour être vu, il faut jouer. Après, il y a cette fameuse Coupe du monde. Je n'ai pas fait une croix dessus. Ça aurait été le cas si j'étais resté en Ukraine.

Camille Fischbach
Diplômé en journalisme sportif à l'ESJ Paris, passé par plusieurs rédactions (Foot365, Sport.fr, Foot Marseille, Daily Mercato), je travaille exclusivement sur Top Mercato depuis plus de dix ans. Fan de l'AS Saint-Etienne, de retour en Ligue 1 après deux saisons de purgatoire, et de Pierre-Emerick Aubameyang, j'apporte mon sérieux et mon professionnalisme à un site en pleine expansion.