Brésil-Cameroun et la méfiance affichée de Scolari

Ce lundi soir (22 heures), l’équipe du Brésil va défier le Cameroun à Brasilia. Le sélectionneur auriverde, Luiz Felipe Scolari, craint les Lions indomptables même s’ils sont déjà éliminés.

Luiz Felipe Scolari

Scolari ne pense pas aux 8es de finale. Avec quatre points au compteur, l’équipe du Brésil est bien partie afin de se hisser au tour suivant. Mais avant la dernière journée du Groupe A, le sélectionneur auriverde préfère ne pas mettre la charrue avant les boeufs comme on dit. « Premièrement, il faut penser qu’on doit se qualifier. Les gens qui disent qu’on va choisir notre adversaire sont soit idiots soit mal intentionnés », a-t-il lâché pendant un point presse. Luiz Felipe Scolari a ajouté qu’il se méfie énormément du Cameroun même si cette sélection a chuté lors de ses deux premiers matchs contre le Mexique (0-1) puis face à la Croatie (0-4).

« Les équipes sont plus fortes au Mondial. Il n’y a plus d’équipes faciles. Je respecte beaucoup le Cameroun. (…) Le Cameroun a perdu deux matches. Un par 1-0 et l’autre 4-0 en jouant à 10 pendant toute une mi-temps et en attaquant pour essayer de renverser le match… », a-t-il fait remarquer. Puisque la qualification n’est pas encore assurée, « Felipão » a décidé d’aligner son équipe-type face aux Lions indomptables. « Si on avait gagné contre le Mexique, si on avait rentré une de nos quatre grosses occasions et si le gardien (Ochoa) n’avait pas fait son match, on serait beaucoup plus tranquilles. Maintenant, nous avons une anxiété en relation avec la qualification. (…) Si on était qualifié je pourrais faire des expériences comme en 2002 mais là je ne ferai pas de changements. »

Luiz Felipe Scolari croise les doigts afin que son escouade progresse « physiquement et tactiquement ». Depuis le début de la compétition, la Seleção n’a pas été flamboyante et il est grand temps qu’elle monte en puissance avant les 8es de finale qu’elle devrait logiquement disputer face aux Pays-Bas ou au Chili (sacré programme dans les deux cas…). « J’ai confiance en mon équipe. Elle n’est pas au niveau de la Coupe des Confédérations. Mais, c’est normal, c’est différent. Les équipes sont plus fortes au Mondial. Il n’y a plus d’équipes faciles. (…) Je trouve qu’on s’est amélioré contre le Mexique (0-0), on progresse, c’est mon opinion, je ne discute pas celle des autres. » Un succès probant contre le Cameroun à Brasilia, ce lundi soir, ferait un bien fou à l’équipe auriverde mais aussi à ses supporters.