Brésil-Chili, la fin du calvaire pour la Roja ?

C’est parti pour les 8es de finale de la Coupe du monde ! Ce soir, le Brésil et le Chili vont ouvrir le bal à Belo Horizonte (18 heures). La Roja va-t-elle mettre un terme à une malédiction auriverde, qui la poursuit depuis 52 ans, face à la bande de Thiago Silva ?

Thiago Silva

Tout un peuple attend la délivrance. Dans l’histoire de la Coupe du monde, l’équipe nationale du Chili a toujours eu une bête noire en particulier. Cette dernière est bien évidemment le Brésil. Tant en 1962 (défaite 2-4 en demi-finales), qu’en 1998 (revers 1-4 en 8es de finale), qu’en 2010 (0-3), la Roja a bu le bouillon face à la Seleção. Bien entendu, le sélectionneur Jorge Sampaoli a conscience de cette malédiction qui semble poursuivre le Chili au fil des décennies. Mais à vrai dire, le technicien ne s’inquiète pas vraiment à ce sujet. Pour lui, c’est tout sauf une honte de chuter contre le Brésil.

« Ce n’est  pas un hasard, s’ils gagnent à chaque fois. Ils ont été 5 fois champions du  monde. Battre le Brésil n’est facile pour personne. Statistiquement, la  sélection brésilienne est meilleure que tout autre sélection », a analysé Jorge Sampaoli pendant un point presse. Malgré cela, l’intéressé a le sentiment que lui et ses joueurs peuvent « changer l’histoire » et donc venir à bout de la Seleção sur ses terres. « Ce sera dur mais on va essayer d’affronter ce match avec bravoure. Le groupe est bien et on peut faire un  grand match. La mentalité chilienne est plus forte et on joue maintenant sans peur », a-t-il assuré. Plutôt que de miser sur la carte défensive, Jorge Sampaoli a assuré que la Roja essaiera d’aller « chercher la victoire » en proposant un football attractif.

Dans le camp adverse, le sélectionneur brésilien Luiz Felipe Scolari a déclaré qu’il se méfie énormément de cette formation sud-américaine qui est « entrée dans une nouvelle dynamique » depuis que Jorge Sampaoli a pris les rênes en décembre 2012. « Les joueurs se sont parfaitement adaptés au schéma tactique. L’équipe joue si bien qu’elle est déjà un échelon au-dessus ce qu’elle était avant. » Pour perturber la Roja, Luiz Felipe Scolari croit qu’il faudra simplement « presser et défendre » en permanence. Pour lui, cela ne sert strictement à rien d’être obnubilé par les qualités chiliennes. « On va aligner une équipe en accord avec notre style de jeu, indépendamment de ce que le Chili va proposer. Que ça marche ou pas, on discutera pendant le match pour savoir comment nous adapter aux situations qui se présentent. » Qui de Neymar ou Arturo Vidal prendra l’avantage dans quelques heures ? Rendez-vous à 18 heures pour le savoir !