Lille, Campos : « J’ai vite compris que ma place était ici »

Lors d’un entretien accordé à L’Équipe, Luis Campos a expliqué son choix de rejoindre les équipes de Gérard Lopez, dans son projet de rachat du club nordiste.


« Il m’a présenté, au cours d’un déjeuner, un projet avec un profil qui me correspond. J’ai eu des propositions, pas seulement en France. J’ai vite compris que ma place était ici. C’est un costume à ma mesure. (…) C’est une ville de foot. Un jour, on pourra mettre 50 000 personnes dans ce stade, à condition de gagner et de jouer de manière spectaculaire. Ça m’a donné l’envie. Il n’y a pas de magie. Il faudra du travail et du temps », a-t-il expliqué. En ce qui le concerne, il ne figure pas dans l’organigramme lillois : « J’ai toujours conseillé. C’est ma façon de vivre. Je ne reste pas tout le temps à la même place. J’ai besoin de regarder l’évolution du foot au haut niveau. Pour donner de meilleurs conseils à ceux qui paient mes services. En ce moment, je suis à Luchin. C’est le recrutement, une nouvelle dynamique, la phase d’intégration des joueurs. Dans quelques jours, je parcourrai le monde. Je suis un voyageur, perfectionniste et portugais. » Il espère notamment transmettre la gagne : « C’est un changement de mentalité qui exige du temps. Il faut un mixte homogène. »

Enfin, le Portugais a évoqué son rapport à l’entraîneur et la possible arrivée de Marcelo Bielsa : « Je n’ai jamais dit à Jardim ou Ranieri quel système ils devaient mettre en place ou quels joueurs devaient évoluer. Je respecte le métier. Je l’ai exercé. Je veux juste qu’ils intègrent l’aspect économique. (…) La force d’un entraîneur est de comprendre qu’il peut être aidé par le scouting. Lui veut de l’excellent matériel pour travailler. Comment peut-il préparer trois matchs par semaine et savoir ce qui se passe dans le monde ? Connaître les joueurs en L1, oui. Ailleurs que la France, c’est impossible. L’entraîneur a besoin d’échanger ses idées avec les responsables du recrutement. Qui accepte le projet lillois en accepte les règles imposées par Gérard Lopez. Que ce soit Marcelo Bielsa, un grand entraîneur avec qui j’échange, comme d’autres (Mourinho), ou Patrick Collot. »