Bordeaux : King Street, joueurs à la ramasse…Gasset est au bout du rouleau

Présent ce vendredi devant les médias quelques jours après le naufrage à Lorient (4-1) et à 48 heures de la réception du Stade Rennais lors de la 35e journée de Ligue 1, Jean-Louis Gasset est apparu très affecté par les récents évènements impactant les Girondins de Bordeaux dont l’avenir est plus que jamais incertain.

Jean-Louis Gasset, Bordeaux

Lâché par son actionnaire King Street la semaine dernière et loin d’avoir assuré son maintien parmi l’élite, le club girondin traverse une période extrêmement délicate à tous points de vue. L’incertitude est totale au sein du club et l’entraîneur bordelais lui-même a du mal à mettre en avant quelques aspects positifs pour remobiliser son groupe. “Il y a deux choses (à changer). La première c’est la philosophie de jeu. Quand on a une équipe qui n’est pas en confiance, peut-être que j’accentue trop la sortie de la balle, le beau jeu, et on n’y arrive pas, parce qu’on a perdu des joueurs majeurs (…) Donc il faut peut-être s’attendre à quelque chose de plus basique. Ensuite, il faut mettre du sang frais. Mon seuil de confiance a été atteint par certains joueurs. J’ai donné. Je pense que ce sont des bons joueurs, mais quand on a de l’inquiétude et de la peur, on ne peut pas jouer. Je ne sais pas si ça mérite une sanction, mais peut-être que le garçon va réagir au banc de touche ou à la tribune. Il faut un déclic aujourd’hui. Tout le monde vit dans l’inquiétude“, a souligné le coach des Marine et Blanc.

Jean-Louis Gasset, Bordeaux

Concernant “l’abandon” de King Street, Gasset n’a pas mâché ses mots. “On sait que le mercato, déjà, ne s’est pas passé exactement comme je le voulais, mais on ne va pas revenir là-dessus. Là où je suis déçu, c’est que des gens m’ont téléphoné cet été. Je les ai vus en visio une fois, deux fois, trois fois, quatre fois parce que je n’étais pas convaincu. À force d’entendre ‘vous avez une image à Bordeaux, vous êtes capable’, je me suis laissé convaincre. Et là, on peut parler de trahison (…) On nous a appâtés mais on voyait de loin, pour avoir des amis ici, que la situation était compliquée. Mais de là à nous quitter à cinq matchs de la fin, c’est la cerise sur le gâteau“, a-t-il lâché.