Vente ASSE : Caïazzo précise le profil de l’acheteur

Bernard Caïazzo s’est exprimé sur la possible vente de l’ASSE, lors d’une audition dans le cadre d’une mission d’information sur les droits de diffusion audiovisuelle des manifestations sportives. Il a dressé le profil de l’acheteur qu’il souhaitait pour lâcher les rênes du club.

Bernard Caiazzo, AS Saint-Etienne

« J’aimerais trouver un milliardaire qui puisse mettre le même argent que Rybolovlev à Monaco, ou McCourt à Marseille. Ce n’est pas si facile que ça, a déclaré le président du Conseil de surveillance de Saint-Etienne (propos relayés par Envertetcontretous.fr). Vous avez des gens qui disent qu’ils ont les moyens, mais à la fin ils n’ont pas grand-chose et feront plutôt moins bien que ce que nous, nous avons fait depuis vingt ans. Nous, nous sommes touchés par une limite d’âge. Roland Romeyer à 76 ans, j’ai 67 ans et c’est inéluctable. Nous sommes obligés d’aller dans une démarche successorale. Mais derrière, un club de football n’est pas une entreprise comme une autre. Il y a une dimension sociale, médiatique, publique extrêmement importante. Vous ne pouvez pas dire je m’en débarrasse et que je ne me soucie pas de ce qu’il va se passer après. »

« Je comparerais Saint-Etienne aujourd’hui à l’AJ Auxerre de l’époque Guy Roux »

Il espère trouver un acheteur capable de faire passer des paliers à l’institution stéphanoise : « Le profil idéal, pour faire passer un cap à ce club qui est en moyenne 5e du championnat sur les dix dernières années en ayant le huitième, neuvième budget de France. Faire passer un cap, ça veut dire avoir pour moi la capacité d’un groupe qui investit plusieurs centaines de millions d’euros pour passer à un club du top 4 ! Pour passer à un club du top 4, la politique de formation de Claude Puel qui est excellente ne suffit pas. Il faut passer à une autre politique où vous avez des cadres de haut-niveau capables d’amener l’équipe dans ce top 4. C’est une nécessité. Je comparerais Saint-Etienne aujourd’hui à l’AJ Auxerre de l’époque Guy Roux. Politique de formation, entraîneur très expérimenté, ça ressemblerait plutôt à cela avec une dimension médiatique plus forte, certainement. On est conduit à faire cette politique de formation. Le plus grand bonheur qui pourrait nous arriver c’est d’avoir des successeurs possédant des moyens beaucoup plus importants », a-t-il poursuivi.

Pour rappel, Bernard Caïazzo est devenu président de l’ASSE en 2004, en remplacement de Thomas Schmider. Didier Quillot aurait notamment pris des renseignements, quant à un possible investissement, il y a quelques semaines.