Nice-OM, Longoria : « Si on accepte ça, on accepte tout »

Dans les colonnes de La Provence, Pablo Longoria a commenté les incidents survenus lors du match Nice-OM. Il affirme n’avoir jamais vu ça, en dehors des émeutes du fameux match Dinamo Zagreb-Étoile rouge de Belgrade de 1990.

Pablo Longoria, OM

Interrogé par le journal, le président de l’OM a d’abord répondu aux accusations proférées par Jean-Pierre Rivère : « Il y a eu des moments de tension. Je peux m’énerver dans un match, contre moi-même ou contre des décisions, mais je n’insulte personne. C’est mon éthique. On ne s’est pas attrapé avec le président, il n’y a eu aucun type d’agression. Et c’est José Cobos (ex-joueur de l’OGC Nice, désormais conseiller municipal délégué à l’événementiel sportif) qui a été super qui a calmé les ardeurs de tout le monde, nous avons parlé en italien. » Il a ensuite expliqué pourquoi l’équipe de Jorge Sampaoli n’avait pas repris la rencontre : « Mes joueurs étaient blessés, physiquement et psychologiquement par l’agression des ultras. Jamais dans ma vie, dans le monde entier, je n’avais vu de telles images, sinon un Dinamo Zagreb-Partizan de Belgrade, au début de la guerre des Balkans. Ma résolution a vite été prise, pour une question de principe. Si on accepte ça, on accepte tout. Pour protéger mes joueurs, ils n’étaient pas en sécurité. On peut accepter qu’il y ait des stades plus chauds que d’autres, la pression du public, c’est normal, mais tu ne peux pas accepter la moindre possibilité que des supporters puissent entrer sur le terrain et agresser les joueurs. C’est un précédent très dangereux. »

« L’arbitre a expliqué que sa décision était d’arrêter le match »

L’Espagnol a aussi relaté la réunion qui a abouti sur la reprise du match : « Il y a eu d’abord une cellule de crise avec le délégué, l’arbitre, les deux présidents et le Préfet de police. Chacun s’est exprimé et le délégué a dit que le match devait reprendre. Je leur ai répondu que ma décision était de faire rentrer les joueurs aux vestiaires et à Marseille parce que leur sécurité n’était pas garantie. On s’est ensuite retrouvé dans les vestiaires, avec les coaches, les délégués, l’arbitre et les présidents. Celui de Nice était allé voir ses supporters et nous disait que tout allait bien, mais ils n’ont pas cherché à me faire changer d’avis. L’arbitre a expliqué que sa décision était d’arrêter le match et qu’on lui imposait de le faire reprendre pour des questions d’ordre public. Personne ne nous a dit que nous perdions si nous ne revenions pas sur le terrain. »

Compte tenu des positions des deux clubs, la réunion promet d’être très tendue, mercredi, devant la commission de discipline. Jean-Pierre Rivère a notamment accusé Mattéo Guendouzi d’avoir menti sur ses blessures.