Anelka revient sur le Mondial… et dégomme DSK !

Nicolas Anelka n’aime pas trop accorder des interviews en rafale aux médias. Une fois n’est pas coutume, l’attaquant de Chelsea a décidé de passer à table au cours d’un entretien relayé dans le quotidien Le Parisien. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’ancien joueur de l’équipe de France a des choses sur le coeur !

Nicolas Anelka

Non, Nicolas Anelka n’est pas mort. Moins en vue avec Chelsea en fin de saison et toujours suspendu en Bleu, l’attaquant est sorti de son silence médiatique de ces derniers mois. L’occasion pour lui de livrer ses vérités, lors d’un entretien accordé au Parisien. Un an après la Coupe du monde 2010, il n’a pas esquivé le sujet qui fâche et qui a fait couler tant d’encre, à savoir son expulsion du groupe France, après un accrochage avec Raymond Domenech à la mi-temps de France-Mexique, le 17 juin 2010. “Ce qui s’est passé dans le vestiaire à la mi-temps du match contre le Mexique, cela arrive dans tous les clubs ou équipes nationales, à tous les niveaux, dans tous les vestiaires. Il y a eu un désaccord tactique entre le coach et moi. C’est tout”, lâche-t-il ainsi d’entrée. Reconnaissant un “mot insultant”, il ne précise pas s’il visait la tactique ou Raymond Domenech. “Cela restera dans le secret du vestiaire”.

Anelka estime surtout que c’est la fameuse Une du journal L’Equipe (“Va te faire enculer sale fils de pute”) qui a envenimé les choses. “Pour les gens, ce qui a été choquant, c’est le titre de la une du journal L’Equipe le surlendemain. Sinon, je pense qu’ils sont assez intelligents pour savoir que ce n’est pas la première fois et ce n’est pas la dernière que ce genre de désaccord arrive”, lâche ainsi le joueur, qui a décidé d’attaquer le quotidien en justice. Refusant de s’excuser pour des mots “qu’il n’avait pas dit”, il avait été ensuite prié de quitter le groupe. Même un an après, il n’éprouve aucun regret sur son attitude. “Au fond de moi, après tout ce qui s’était passé, je savais que c’était fini. C’est pour ça que je parle à la mi-temps contre le Mexique. Je savais qu’on allait dans le mur, donc j’ai voulu créer une réaction. Et j’assume ce qui s’est passé. Je crois même que ça aurait pu créer un déclic positif”, avoue-t-il.

Domenech, “une bonne personne”

Quand on lui demande s’il en veut à Raymond Domenech, à qui il s’est opposé sur le plan tactique notamment, sa réponse est quelque peu surprenante. “Pourquoi lui en vouloir ? Même si c’est lui qui a parlé au journal L’Equipe, je ne lui en veux pas…”, concède ainsi Anelka, pas franchement rancunier sur le coup. “Cela fait un an maintenant et c’est le passé. J’avais de très bons rapports avec lui et j’ai juste eu cet incident dans le vestiaire. Je sais malgré tout que c’est une bonne personne! On ne s’est juste pas entendu professionnellement sur ce tournoi.” De toute façon, il ne comprend pas pourquoi s’attarder sur cette histoire alors que des choses “beaucoup plus graves” se produisent. “Quand on voit des hauts représentants français être plongés dans des histoires d’agressions sexuelles ou de harcèlement, on se demande qui sont les racailles…”, lâche-t-il, taclant comme il faut DSK au passage.

Et maintenant, quel oeil a-t-il sur l’équipe de France actuelle? “Je ne regarde pas les matchs des Bleus, mais je sais qu’ils ont de bons résultats”, explique Anelka à ce sujet, avouant qu’il ne se voit pas jouer sous les ordres de Laurent Blanc toutefois. “Il fait du bien à l’équipe de France et il fait du bien au jeu. Je pense que c’est difficile d’être entraîné par quelqu’un avec qui tu as joué et aussi contre qui tu as joué. Cela m’aurait fait très bizarre de l’avoir comme coach…”, ajoute le joueur suspendu 18 matchs par la FFF après les événements en Afrique du Sud, ce qui met plus ou moins un terme à sa carrière internationale. Interrogé également sur l’affaire des quotas, il estime que le problème reste le même en France : “Tant que ‘les grands Blacks’ ne sont pas considérés comme des Français à part entière, même quand ils sont nés en France, alors il y aura toujours ces réunions.” Une bonne sortie médiatique, sans langue de bois, comme Nicolas Anelka nous y a habitué.

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