Bilan mercato Ligue 1 (3/6) : Paris Saint-Germain

Suite de notre série consacrée aux recrutements des clubs phares de Ligue 1. Après Lille et Marseille, place au Paris Saint-Germain dont les emplettes ont constitué l’animation essentielle du marché français.

Javier Pastore

La partie s’annonçait extrêmement compliquée. Avec les départs en retraite de Claude Makélélé et de Grégory Coupet qui ont été suivis quelques semaines plus tard de la non-prolongation de contrat de Ludovic Giuly qui ne représente plus l’avenir et d’Apoula Edel qui n’a convaincu personne, c’est un PSG très affaibli car destitué de ses cadres qui s’est présenté à la reprise. Très déçus par une saison sans titre malgré une finale de Coupe de France, une demi-finale de Coupe de la Ligue mais surtout par un échec dans la course à la Ligue des champions malgré les multiples occasions laissées par Lyon lors des dernières journées du précédent championnat, les dirigeants parisiens souhaitaient faire fructifier la 4ème place solidement acquise. En coulisses pourtant, un changement radical se profilait d’heure en heure.

Les supporters en avaient assez des étés passés à racler les fonds de tiroir pour espérer recruter. Frustrée par l’ère Colony Capital où les renforts arrivaient au compte-gouttes, la communauté rouge et bleu est passée en même temps que le club parisien dans une galaxie nouvelle ces dernières semaines. Avec l’arrivée des repreneurs de Qatar Sport Investment, fonds d’investissement directement lié au prince héritier du Qatar, et de leurs pétrodollars tellement prisés, le PSG s’est offert pour la première fois depuis bien longtemps un recrutement digne des grands clubs européens, avec une addition record dépassant les 90 millions d’euros, dont 11 millions d’euros dépensés par Sébastien Bazin avant la cession du club pour Kevin Gameiro, comme un geste d’adieu à un public qui n’a pas pleuré son retrait.

Un trop-plein de rumeurs

Avec les possibilités qui s’ouvrent pour le PSG grâce à sa nouvelle fortune, les rumeurs, déjà foisonnantes à chaque marché des transferts, explosent considérablement. On annonce une enveloppe de 50 millions d’euros pour recruter par-ci, une autre de 150 millions d’euros par là, tel joueur qui va arriver dans la journée, tel autre qui serait en discussions sérieuses avec les dirigeants franciliens… Dans ce brouhaha, les choses suivent tranquillement leur cours, même si la chute du président Robin Leproux et l’arrivée courant juillet de Leonardo à la tête du pôle sportif sont les premiers bouleversements notables pour le club francilien.

Soutenues par les médias, les hypothèses les plus farfelues se développent et prolifèrent, poussant certains supporters à déclarer – non sans ironie – que la moitié des joueurs en activité a été annoncée dans la capitale dès les premiers jours de l’épopée qatarie. Cependant, les matches de préparation passent et les renforts se font de plus en plus attendre, lassant un public qui ne comprend pas pourquoi la machine met aussi longtemps à s’enclencher. Avec deux défaites contre le FC Sion (3-2) puis Benfica (3-1) avant un nul frustrant contre Anderlecht (1-1), Paris inquiète par son immobilisme sur le marché, alors que le championnat annonce tout doucement son retour.

Sept renforts en un mois !

C’est à quelques jours de l’Emirates Cup, dernier test véritable pour le PSG avant le lancement de la saison, que tout se débloque enfin. En quête de bons coups pour réussir son adoubement Porte de Saint-Cloud, Leonardo frappe fort d’entrée en offrant trois recrues simultanément aux supporters, à savoir l’expérimenté Milan Bisevac, le prometteur Blaise Matuidi et Jérémy Ménez. Le changement est enfin en marche, comme le confirment ensuite les arrivées de Salvatore Sirigu, gardien italien d’avenir, et de Mohamed Sissoko, milieu défensif solide comme un roc et doué d’une envie de revanche après des saisons gâchées par les blessures. En l’espace d’une dizaine de jours, le club francilien passe d’une calme plat à l’apothéose et donne un visage bien plus séduisant à son collectif, comme le confirmera une belle victoire contre l’AS Rome (3-0) dans un tournoi amical en Autriche, mais aussi un large succès contre Boca Juniors (3-0) à Londres dans la foulée.

Alors qu’Antoine Kombouaré semble satisfait de ces renforts de qualité qui s’ajoutent à la conservation des éléments-clés de son groupe (exceptés les départs en retraites et les fins de contrat), Leonardo frappe un plus grand coup en offrant la touche milliardaire au club parisien avec le plus gros transfert de l’histoire de la Ligue 1. Pour 42 millions d’euros, la star en devenir Javier Pastore tourne le dos à Chelsea et relève le défi parisien. Les dernières heures d’août, avec une ultime bonne opération constituée par la signature du capitaine de l’Uruguay, Diego Lugano, équilibrent le groupe du coach kanak et promet des jours radieux dans la capitale. Poussifs en début de saison avec une défaite et un nul en deux matches, les Parisiens viennent d’enchaîner quatre victoires toutes compétitions confondues dont une très encourageante à Toulouse (1-3). Après avoir occupé la “place du con” la saison dernière, le PSG ne veut pas manquer une nouvelle fois ses retrouvailles avec les étoiles…

Le onze-type du PSG

Sirigu – Jallet – Lugano – Sakho – Tiéné – Chantôme – Matuidi – Ménez – Pastore – Nenê – Gameiro

Voir par ailleurs :

Bilan mercato Ligue 1 (1/6) : Lille
Bilan mercato Ligue 1 (2/6) : Olympique de Marseille

 

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