Bilan mercato Premier League (5/5) : Arsenal

Dernier club de notre série sur les recrutements menés en Premier League après Manchester United, Chelsea, Manchester City et Liverpool : Arsenal, qui n’a pas connu un été de tout repos.

Cesc Fabregas

Membre très spécial du Big Four en raison d’une absence de titres depuis la saison 2004/2005, Arsenal conserve pourtant la réputation d’une équipe phare sur le Vieux Continent. Toutefois, classés à une décevante quatrième place à l’issue de l’exercice précédent et dix-septièmes après trois journées de championnat en août, les Gunners sont aujourd’hui bien mal en point.

Une incertitude pénalisante

Exclue du podium au terme du championnat de Premier League 2010/2011 au profit de Manchester City, la troupe d’Arsène Wenger a sans doute payé ce déclin au cours du mercato. De moins en moins attrayants au fil des saisons blanches, les Gunners se sont ajoutés cet été la pression d’une confrontation de barrages en aller/retour pour disputer la phase de poules de la Ligue des champions. Si le club londonien s’en est finalement bien sorti avec deux victoires et un score de 3-1 sur l’ensemble des rencontres face à l’Udinese, quatrième du dernier championnat italien, la perte de temps née de cette incertitude sur l’avenir européen d’Arsenal n’a pas rendu service à des dirigeants désireux de se renforcer.

Si cette régression au classement constitue une des explications possibles pour expliquer l’absence de recrues d’envergure pourtant désirées (on pense à Juan Mata, qui a préféré rejoindre Chelsea), elle sert surtout à justifier quelques départs regrettables pour les Gunners. Parmi ces joueurs qui se sont envolés vers des horizons où les trophées semblent moins inaccessibles, Arsène Wenger peut se mordre les doigts d’y trouver Gaël Clichy, qu’il avait pris son aile dès son plus jeune âge, Emmanuel Eboué qui constituait un élément de qualité pour le groupe ou encore Nicklas Bendtner, dont les adieux ont été fracassants (l’international danois, prêté à Sunderland, a dit qu’il ne reviendrait jamais à Arsenal). Des pertes douloureuses mais qui ne sont rien à côté des cessions de Samir Nasri et de Cesc Fabregas.

Fabregas, le vrai échec d’Arsène Wenger

Cesc Fabregas qui rêve du FC Barcelone, l’information n’avait rien de nouveau puisque le métronome espagnol était déjà sur les tablettes des Blaugrana lors du mercato estival 2010. Si on comprend le souhait du technicien alsacien de conserver dans ses rangs un joueur de cette qualité, surtout lorsqu’il est parfaitement intégré au collectif, sa manière de mener ce dossier rendu brûlant par les surenchères régulières du Barça a sans doute contribué à plomber sérieusement le mercato de son club. Le résultat de ce gâchis est aujourd’hui sous nos yeux avec l’entame catastrophique des Gunners en championnat.

Entre démentis, volonté d’y aller au rapport de force tout en jouant la carte de la montre et de l’apaisement auprès d’un joueur qui avait pris son parti de rejoindre les triples champions d’Espagne, Arsène Wenger a fait tout et surtout n’importe quoi. Cherchant à raisonner son protégé dans un premier temps, le manager d’Arsenal a ensuite retardé les négociations pour obtenir le maximum de son poulain, réalisant hélas bien trop tard que le délai pour compenser une perte inévitable devenait de plus en plus inconfortable au fil des refus.

Nasri, le coup fatal

Interrogé dès le mois de juin sur le risque de voir partir les deux meneurs de son équipe, Arsène Wenger avait annoncé plein d’autorité qu’il refuserait de perdre ses deux chefs d’orchestre, n’ouvrant la porte qu’à l’un d’entre eux. Pourtant, alors que le départ de Cesc Fabregas était déjà acté, le milieu international français Samir Nasri n’a pas respecté la consigne de son entraîneur, profitant de son contrat proche d’expirer (juin 2012) pour contraindre ses dirigeants à le laisser partir cet été, au risque de n’obtenir aucune indemnité à son sujet au prochain mercato estival.

Repoussant offre de prolongation sur offre de prolongation, l’ancien joueur de l’OM a pris le temps de peser toutes les sollicitations à son égard, notamment celles venant de Manchester United, de Manchester City et du Milan AC, avant de trancher en faveur du club entraîné par Roberto Mancini. Désormais membre à part entière des Citizens, le numéro 11 des Bleus ne s’est pas prié pour dénoncer le manque d’ambition de son ancien club, histoire d’assombrir un peu plus le quotidien morose d’Arsène Wenger, abattu par la perte de ses deux meilleures armes. Au final, les deux ventes ont apporté environ 60 millions d’euros dans les caisses londoniennes, une bien maigre consolation au vu du grand vide laissé en contrepartie.

Une fin de recrutement bâclée

Pressé par le temps pour faire signer quelques recrues afin de limiter la casse et de présenter un groupe le moins affaibli qualitativement et quantitativement, Arsène Wenger a agi dans l’urgence. Cherchant des renforts d’expérience et d’avenir à tout prix (à tous les sens de l’expression), le coach des Gunners a réalisé quelques coups intéressants comme Per Mertesacker, défenseur international allemand qui a démontré au cours de ces dernières années l’étendue de son potentiel avec le Werder Brême. Associée à l’arrivée très positive courant juillet de Gervinho en provenance du LOSC et du très prometteur (mais très précoce) Alex Oxlade-Chamberlain, payé à prix d’or (14 millions d’euros) à Southampton, cette transaction permet d’atténuer un peu le bilan plutôt négatif d’Arsenal dans ce marché des transferts.

En effet, les autres arrivées notables, Yossi Benayoun, Mikel Arteta et Park Chu-Young, n’ont rien de recrues spectaculaires pour un club de la réputation d’Arsenal. Auteur d’une saison 2010/2011 à vite oublier à Chelsea (7 apparitions), le milieu offensif israélien semble sur le déclin, malgré trois années plutôt correctes avec Liverpool (2007-2010). Après avoir fait le plus gros de sa carrière dans le club d’Everton où la pression est bien moindre qu’au sein du Big Four, le milieu axial espagnol, également passé par le PSG, pourra-t-il s’imposer dans une grande équipe ? Enfin, l’arrivée pleine d’espoir de Park Chu-Young, qui n’a pour expérience européenne que l’AS Monaco, et qui devra rejoindre la Corée du Sud pour son service militaire en 2013, est-elle vraiment judicieuse ? Espérons-le, pour ne pas voir les Gunners précipités hors des places offrant le précieux sésame pour la Ligue des champions…

Voir par ailleurs :

Bilan mercato (1/5) : Manchester United
Bilan mercato (2/5) : Chelsea
Bilan mercato (3/5) : Manchester City
Bilan mercato (4/5) : Liverpool

 

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