Des copies à revoir pour les Bleus

L’équipe de France a bouclé ses deux rendez-vous de ces derniers jours dans les éliminatoires de l’Euro 2012 avec un certain goût d’inachevé. Loin d’être convaincants, les Bleus ont dominé l’Albanie (1-2), avant de se faire accrocher en Roumanie (0-0). Quatre points en deux matchs en Europe de l’Est, ce qui permet à la Bosnie de revenir à une petite longueur : le bilan comptable n’y est pas. Plusieurs enseignements sont à retenir de ces rencontres toutefois.

Karim Benzema

Un schéma tactique adaptable

Comme depuis le début de son mandat à la tête des Bleus, Laurent Blanc n’a pas hésité à changer son fusil d’épaule entre deux matchs. En Albanie, le sélectionneur a disposé son équipe en 4-2-3-1, avec deux vrais milieux défensifs (Diarra et M’Vila). Ce qui n’a toutefois pas eu les effets escomptés, les Tricolores se faisant surprendre dans l’entrejeu à plusieurs reprises. En Roumanie, place cette fois à un 4-3-3 avec deux manieurs de ballon, Martin et Cabaye. Si la maitrise du ballon a été au rendez-vous, l’animation offensive a laissé une nouvelle fois à désirer, comme avec Nasri contre l’Albanie. Dans ces deux schémas, l’apport des joueurs de couloirs est important. Malouda, Ribéry et Valbuena n’ont pas eu l’efficacité attendue, laissant souvent Benzema bien isolé dans la surface. A chaque fois aligné seul en pointe, l’attaquant du Real Madrid gagnerait peut-être à évoluer avec un Gameiro ou un Rémy à ses côtés…

Une défense pas rassurante mais…

Lloris l’a prouvé en Roumanie avec deux arrêts de grande classe : il faudra se lever tôt pour le déloger. A droite, le match entre Réveillère et Sagna, qui ont chacun disputé une rencontre, est toujours indécis. Evra a été loin de casser la baraque à gauche. Quand à l’axe, il est plus que jamais en chantier. Abidal a rassuré en Roumanie, alors que Kaboul a payé sa prestation calamiteuse contre l’Albanie en s’asseyant en tribunes lors du deuxième match. Rami n’a toutefois pas livré une grande prestation à sa place… Le retour de Mexès, toujours incertain pour les rencontres d’octobre pourrait permettre le retour d’une certaine stabilité. Son association avec Rami avait été l’une des clés de la série d’invincibilité en cours des Bleus (13 matchs). Abidal pourrait alors récupérer son couloir gauche, poussant Evra sur le banc.

Une animation offensive à revoir

Le manque d’inspiration des Bleus a été flagrant en Roumanie. Comme lors des plus sombres heures de Raymond Domenech, les Tricolores ont été incapables de trouver des solutions offensives. Leur jeu, trop latéral, n’a pas été efficace. Les frappes de loin n’ont été que trop utilisées pour tenter de bouger le bloc défensif roumain. Quant aux milieux de terrain créatifs, ils n’ont pas eu l’apport escompté. Nasri (Albanie) puis Martin (Roumanie) n’ont que trop peu pesé. On ne parlera pas des coups de pied arrêtés, une arme sur laquelle les Bleus ne s’appuient pas. Difficile toutefois de le faire quand seulement trois joueurs dépassent 1m84 (Benzema, Rami, Abidal) comme contre la Roumanie… Les corners, souvent joués en deux temps, n’ont pas permis de faire la différence, tout comme des coups francs trop mal tirés. Benzema a toutefois prouvé qu’il était bien le leader technique de cette équipe, notamment en Albanie. L’état de la pelouse à Bucarest était vraiment trop handicapant pour faire preuve d’une once de technicité…

Une hiérarchie bousculée

En procédant à cinq changements entre les deux rencontres, Laurent Blanc a adressé un message. Message confirmé en conférence de presse. Quand le sélectionneur fait des changements, c’est pour donner la chance à certains et amener de l’émulation au niveau de la concurrence. Je n’avais rien dit mais je n’en pensais pas moins. Et il y a des joueurs qui ont démontré ce soir qu’ils pouvaient prétendre à une place de titulaire en équipe de France, a lancé le Cévénol. Des propos qui visaient sans aucun doute Nasri et Malouda notamment, décevants en Albanie et remplaçant quatre jours plus tard. Seul Cabaye s’est toutefois réellement mis en valeur en Roumanie parmi les joueurs appelés à bousculer la hiérarchie (Martin, Valbuena…). Nul doute que Laurent Blanc planche d’ores et déjà sur le visage de l’équipe qui devra aller décrocher la qualification, les 7 et 11 octobre prochains…

 

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