L’OM reprend goût à la victoire

A l’inverse des trois dernières années où Marseille avait commencé sa campagne européenne par une défaite, les hommes de Didier Deschamps sont allés s’imposer sur la pelouse de l’Olympiakos le Pirée (0-1) pour le compte de la première journée du groupe F de la Ligue des champions. Une victoire sans éclat mais qui a eu le mérite de rassurer l’OM.

But Lucho Gonzalez

Quel meilleur remède à la crise que la politique d’austérité ? A croire que Didier Deschamps à écouter les dernières discussions des politiques français et européens pour bâtir son équipe en vue du déplacement à l’Olympiakos le Pirée. Pour son entrée sur la scène européenne, le champion de France 2010 a joué les “Père la rigueur”, en se montrant très solide défensivement et opportuniste offensivement, en témoigne l’unique but de la rencontre inscrit par l’Argentin Lucho Gonzalez. Malgré des absences multiples, Marseille a fait le dos rond dans les temps faibles pour glaner sa première victoire de la saison, et ses premiers trois points en Ligue des champions.

Didier Deschamps a en effet dû faire avec les absences de Stéphane Mbia, André-Pierre Gignac et André Ayew, tous trois blessés pour composer une équipe très – trop ? – défensive. En effet, l’entraîneur basque avait opté pour un 4-2-3-1 avec la titularisation de Jérémie Morel, latéral de métier, au poste de milieu gauche, pour palier l’absence d’Ayew. Du coup, c’est Djimi Traoré qui coulissait au poste de latéral pour sa grande première cette saison, accompagné dans l’axe par Nicolas Nkoulou et Souleymane Diawara, César Azpilicueta se chargeant de gérer le couloir droit.

Rémy trouve le poteau

Dès lors, l’entame du match est quelque peu compliquée pour des Olympiens mis directement sou pression dans l’atmosphère insoutenable du Karaiskakis Stadium. Avec Morel, Amalfitano et Nkoulou qui disputaient leur premier match de Ligue des champions, Marseille a mis quelques minutes avant de se mettre en route. Sous l’impulsion d’un bon Benoît Cheyrou qui a beaucoup tenté (14e, 24e, 34e), toutefois sans danger ou presque pour le portier grec, l’OM poussait, récupérant des ballons haut, du fait d’une formation très défensive et compacte dans l’entrejeu, mais les tentatives devant le but de furent trop imprécises, à l’image d’un Morel (22e) ou d’un Lucho (25e) auteurs de frappes trop molles. Et quand Cheyrou, encore lui, offrait une superbe ballon pour Rémy, l’international français trouvait le poteau de Costanzo, battu (37e).

Du côté grec, ce sont d’anciens pensionnaires du championnat de France qui se mettaient en lumière sur contre principalement, comme Djamel Abdoun ou le Belge Kévin Mirallas, mais chacune de leurs tentatives n’étaient pas assez précises pour mettre en difficulté Steve Mandanda (19e, 31e, 36e). Marseille dominait dans le jeu, mais les carences entraperçues en Ligue 1 – fébrilité défensive, stérilité offensive – persistaient. A la pause, les deux équipes se séparaient dos à dos, avec un tout petit avantage pour l’OM qui aurait pu ouvrir la marque sans le poteau de Rémy.

Lucho débloque la situation

Au retour du vestiaire, Didier Deschamps demandait plus d’initiatives offensivement, et notamment de bien couper les centres au cordeau. Il ne fallait pas le répéter une seconde fois aux Olympiens, puisque seulement cinq minutes après le coup d’envoi de la seconde période, Morel se déjouait de la défense grecque pour adresser une superbe centre au premier poteau pour Lucho Gonzalez, qui alla inscrire son 14e but en C1 dans un trou de souris (51, 0-1). Marseille ne s’arrêtait pas en si bon chemin et il fallait un grand Constazo pour dévier une magnifique demi-volée de Cheyrou au 25 mètres (61e).

Les Grecs ne lâchaient pas l’affaire et l’Algérien Djebbour, entrée en jeu, faisait passer un frisson dans les rangs olympiens, sa tentative passant juste au-dessus du but de Mandanda (74e). Voulant à tout pris conserver son avantage, Deschamps a fait du Deschamps, bétonnant son entrejeu avec la sortie de Lucho Gonzalez, au profit de Charles Kaboré et de Benoît Cheyrou, pour Rod Fanni. Marseillais connaissait quelques frayeurs en fin de match avec notamment l’expulsion sévère de Fanni (90e) mais ne pliait pas. Une victoire ô combien importante pour l’OM qui ira dimanche à Lyon avec un poids en moins…

 

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