Bordeaux, c’est grave docteur

Rien ne va plus au château du Haillan, si calme à l’accoutumée. Bordeaux a réussi “l’authentique exploit” de perdre son match à Toulouse alors qu’il menait à la pause (2-3). Entre le président Jean-Louis Triaud commence à perdre patience, Gillot qui ne trouve pas de solutions et les joueurs qui ne sont pas au niveau, où va bordeaux ?

Jean-Louis Triaud

La batte de baseball, je ne suis pas sûr que ce soit la bonne méthode, mais ça fait envie.” Si Jean-Louis Triaud a utilisé cette métaphore un peu forte pour bouger ses joueurs, il n’est pas sûr que le président plaisantait vraiment. Car si à Marseille la crise couve de plus en plus, à Bordeaux, elle est déjà bien installée, depuis maintenant 19 mois. Pourtant, pour une fois cette saison, les Girondins avaient pris le match par le bon bout face à Toulouse dans le derby de la Garonne en rentrant au vestiaire avec deux buts d’avance. Mais, pour des raisons x ou y, des tensions sont apparues entre les joueurs durant la pause, avec notamment un Cédric Carrasso décontenancé, images de Canal Plus à l’appui.

Résultat des courses, Bordeaux se fait remonter à la marque, Carrasso, au lieu de sortir la parade, sort le plaquage sur Tabanou et voilà les Girondins qui perdent le match à la 93e minute sur une but de Rivière, venu d’une perte de balle de Sertic dans la surface adverse. Beaucoup trop d’approximations au goût de Triaud, dépité en conférence de presse : “Je me pose des questions. On maitrisait le match. Puis dans l’adversité, on panique un peu. On manque de sang-froid et peut-être aussi d’intelligence tactique. C’est vite la panique. A ce stade, on ne peut rien faire. C’est aux joueurs de se prendre en charge, de réagir collectivement. Cela fait dix-neuf mois qu’on cherche des excuses externes. Peut-être faudrait-il que les joueurs se remettent un peu en cause. Qu’il y ait plus de professionnalisme.

Bordeaux se retrouve à présent à deux points du premier relégable Valenciennes, avec une pression certaine sur les épaules avant de recevoir le champion de France en titre Lille mardi, pour le compte de la 7e journée de Ligue 1. Mais Triaud estime que ses joueurs peuvent se reprendre face aux Dogues : “Il reste beaucoup de matches à disputer. Je ne suis pas vraiment inquiet. Laissons le smoking au vestiaire et enfilons le bleu de travail. Si nous ne sommes pas capables d’être des artistes, essayons au moins d’être des tâcherons courageux et travailleurs.” Se refusant évoquer pour objectif le maintien, Jean-Louis Triaud devra toutefois déposer un cierge à l’église pour espérer voir son équipe, indigente au possible, s’imposer face à Lille. Car s’il est vrai que la formation n’a plus de talent, les meilleurs élément étant tous partis à temps – Chamakh, Diawara, Gourcuff, Blanc – et les remplaçants n’étant même pas au dixième de leur niveau – que penser de Ciani, Modeste ou Ben Khalfallah-; même avec de l’abnégation, Bordeaux aura bien du mal à surprendre Lille. Ou quand même le bleu de travail ne suffit plus pour un millésime bordelais qui tourne au vinaigre…

 

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