Les Merlus ont un appétit de requins !

Malgré les départs de Jérémy Morel, de Morgan Amalfitano ou encore de Kévin Gameiro pendant le dernier mercato, l’équipe de Lorient continue à épater tout le monde en Ligue 1 (6e place, 11 points sur 18) ce qui n’étonne pas plus que cela le président Loïc Féry.

Loïc Féry et Christian Gourcuff

Lorient n’est plus un petit poucet. Le patron des Merlus, Loïc Féry, estime que désormais le club breton est passé à une étape supplémentaire de son ascension vers les sommets. Fini le temps où le FCL visait le maintien, désormais l’objectif est clairement de viser le Top 10 chaque saison ! « Notre ambition, c’est de progresser. Si on parvient à pérenniser le club dans les dix premiers, on arrivera à toucher quelque chose de sympa : jouer la Coupe d’Europe, gagner des titres. Devant les joueurs, j’ai pris l’exemple d’Auxerre qui a joué la Ligue des champions l’an dernier alors que son budget n’est pas fondamentalement différent du nôtre », a rappelé le guide du FC Lorient pendant une entrevue relayée par L’Equipe. Bien évidemment, Loïc Féry n’oublie jamais de souligner que l’entraîneur Christian Gourcuff réalise un boulot formidable depuis son retour au club en 2003 après un premier passage déjà probant entre 1991 et 2001.

« C’est quelqu’un qui a énormément de qualités pour façonner une équipe et lui donner une identité de jeu propre. Quand je suis arrivé (lors du mois d’août 2009), Christian était en conflit avec mon prédécesseur. Il était sollicité et il m’avait dit au moment de la reprise du club de ne pas le faire pour lui car dans un an, il serait parti », a-t-il rappelé. Fort heureusement, le courant est bien passé et aujourd’hui le père de Yoann Gourcuff (Lyon) est toujours sur le banc lorientais. « Je lui ai proposé de travailler ensemble six mois et de faire le point ensuite. Au final, il a accepté de prolonger quatre ans et demi. Ce n’est pas une durée de contrat traditionnelle, mais pour bien travailler, il faut cette stabilité des hommes », a souligné cet homme d’affaires qui apprend au fil des mois à gérer au mieux un club professionnel de football.

Un recrutement souvent bien ciblé

Sur le plan sportif, force est de constater que le FCL a su renouveler avec brio son effectif malgré des départs notables. C’est aussi ça la recette du succès ! « On a toujours dit qu’il n’y avait qu’une seule star : l’équipe. L’année où je suis arrivé, on m’avait aussi prédit le pire parce qu’on avait perdu Ciani, Jallet et Abriel. Pareil la saison dernière avec les départs de Marchal, Vahirua et Koscielny… Notre grande réussite, c’est que chez nous, tous les joueurs s’approprient l’ambition de passer un palier supplémentaire », a-t-il fait remarquer. Bien entendu, cette formule concerne Jérémy Morel (OM), Morgan Amalfitano (OM) et Kévin Gameiro (PSG) qui ont su gravir les échelons avant de signer dans des grands clubs français pendant le dernier mercato estival.


Leurs successeurs sont capables, dixit Loïc Féry, de prendre la relève et de devenir des footballeurs de grande qualité dans les années à venir. « Paradoxalement, je trouve même le groupe encore plus fort parce qu’il est plus mature, mais surtout plus homogène. Les Mvuemba, Romao, Ecuele-Manga, Quercia, Coutadeur… Je suis sûr qu’ils vont exploser. Cette année, on a une équipe qui peut surprendre, et sur la durée », a prédit le président du FC Lorient. A défaut de faire des vagues dans les médias, force est de constater que cette écurie fondée en 1926 est en train de prendre une sacrée dimension dans le football français. Philosophie de jeu tournée vers l’avant, recrutement souvent gagnant à prix modique, résultats sportifs/financiers enthousiasmants… : les Merlus n’ont pas fini de nous régaler !