Etat d’urgence à Marseille

L’Olympique de Marseille est dos au mur. Le champion de France 2010 reçoit le promu Evian-Thonon-Gaillard dans le cadre de la 7e journée de Ligue 1 ce mercredi, à 19 heures, au Stade Vélodrome. Un match où la tension sur les joueurs et sur l’entraîneur, Didier Deschamps, risque d’être à son comble.

Didier Deschamps

“Ils nous couvrent de honte.” Cette phrase lâchée par le président des Yankees, Michel Tonini mardi après la réunion avec les dirigeants marseillais – José Anigo et Vincent Labrune en l’occurrence – a parfaitement illustré le ras-le-bol des supporters. Pour la première fois de puis 2005, l’Olympique de Marseille occupe une indigente et inquiétante vingtième position en Ligue 1 après six journées. Logiquement battue à Lyon dimanche dernier (2-0), la formation de Didier Deschamps a grillé son dernier joker aux yeux de supporters mécontents des résultats actuels, bien loin des objectifs annoncés en début de saison : “Nous avons donné la vision des supporters et évoqué notre honte, surtout après le match désastreux à Lyon, a ainsi commenté Michel Tonini. On peut reprocher à l’encadrement du club des erreurs, mais les matches se jouent sur le terrain. On ne demande peut-être pas de gagner la Ligue des champions, mais être lanterne rouge, c’est inacceptable.”

Face au promu Evian-Thonon-Gaillard, auteur d’un bon match nul contre le Paris Saint-Germain dimanche dernier (2-2), l’OM serait bien inspiré d’en faire sa victime expiatoire afin de rassurer un minimum ses supporters, mais aussi la direction. Car si les joueurs sont les premiers visés, Didier Deschamps commence à diviser pour ses choix d’hommes, notamment celui d’Alou Diarra. Voulu depuis maintenant trois saisons par “DD”, l’ancien Bordelais reste sur ses prestations de l’an passé, c’est à dire mauvaises. Invisible à Lyon et sorti à la pause (Voir les notes du match), le capitaine de l’équipe de France n’est que l’ombre de lui-même. Aussi, si les joueurs sont visés, Deschamps est également dans le collimateur. Mais la direction olympienne ne peut se permettre, financièrement parlant, de virer Deschamps en cas de nouvelles contre-performances. La raison ? Les indemnités de licenciement astronomiques que pourraient percevoir le champion du monde 1998.

Prolongé cet été jusqu’en 2014, la mise à l’écart de Deschamps coûterait en effet la bagatelle de 8 millions d’euros à Marseille, soit le salaire annuel d’un attaquant de classe internationale de la trempe d’un Didier Drogba. Mais l’heure n’est pas à mettre la pression sur Deschamps, qui aurait pu partir à l’AS Rome ou à Liverpool voici quelques mois. Du côté des joueurs, l’entraîneur basque reçoit d’ailleurs un soutien indéfectible, notamment de la part de son capitaine, Steve Mandanda : “On a gagné avec lui, on vit des moments difficiles avec lui, on va s’en sortir avec lui.” Un voeu pieux souhaité également par tous les supporters marseillais qui devraient venir en nombre ce mercredi soir au Stade Vélodrome, à 19 heures, pour tenter d’insuffler un nouvel élan à une équipe qui en a bien besoin. Car en cas de nouvelle déconvenue, Marseille pourrait bien se mettre à jouer le maintien. Un comble pour une équipe qui est parvenu à se maintenir sur le podium depuis maintenant la saison 2005-2006, année où l’OM avait justement débuté son année de manière exécrable. Funeste signe ?

 

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