La grande explication a eu lieu à Bordeaux !

Après huit journées de Ligue 1, force est de constater que l’équipe de Bordeaux n’arrive pas à décoller en championnat. Les Marine et Blanc n’ont remporté qu’une seule rencontre face à Valenciennes (1-2, 4e journée) et ils occupent la 14e place du classement avec seulement 7 points pris sur 24. Une explication “musclée” s’imposait !

Marc Planus

Les supporters en ont ras-le-bol ! Après avoir vécu une saison 2010/2011 très pénible, les fans du club au scapulaire n’ont pas envie de vivre un nouvel exercice sans saveur ou presque. Résultat des courses, certains d’entre eux ont signé une pétition visant à boycotter la rencontre face au Paris Saint-Germain le 5 novembre prochain (13e journée)… mais également les produits dérivés vendus à la boutique du club ! “Nous déplorons la frilosité affichée et les objectifs déclarés de Jean-Louis Triaud qui annonce que l’équipe jouera le maintien cette saison”, ont-ils expliqué via le réseau social Facebook. Apparemment, les joueurs n’ont pas attendu ce coup d’éclat pour prendre le taureau par les cornes.

A en croire le quotidien Sud-Ouest, les coéquipiers de Jaroslav Plasil ont décidé de se réunir à la fin de la séance d’entraînement pour s’expliquer entre quatre yeux pendant au moins une heure. Le défenseur central Marc Planus a souligné que cette initiative collective était obligatoire pour remobiliser les troupes avant que le navire coule pour de bon. “Tout le monde s’était exprimé, les dirigeants, le staff. C’était donc bien de discuter afin que chacun puisse exprimer son ressenti. Que cela s’arrête. Nous avons pris sept points en huit matches. Soyons réalistes, c’est un rythme de relégable. Il faut bien se dire que l’on joue le maintien. On vit une année compliquée ; la chance que l’on a c’est qu’on le sait. Il faut être lucide, les 45 points, c’est notre objectif prioritaire. Il faut arrêter de se réfugier derrière des excuses, se dire qu’on n’a pas eu de chance. Il faut cesser de dire cela, sinon on va se tuer tout seul”, a-t-il souhaité.

Gillot attend une réaction d’orgueil

Le son de cloche est exactement le même en ce qui concerne l’attaquant malien Cheick Diabaté. “Il était important de se parler. Cela nous a permis de comprendre certaines choses, pourquoi nous en sommes là. Nous voulons que cela s’arrête. Bordeaux ne mérite pas cette place”, a-t-il aisément reconnu. De son côté, l’entraîneur aquitain Francis Gillot attend des actes plutôt que des paroles. Après la défaite contre Saint-Étienne en Coupe de la Ligue (3-1, 16e de finale) le 31 août dernier, l’ancien technicien de Sochaux n’avait pas hésité à mettre en cause le comportement laxiste de ses troupes en général. “Il y a un état d’esprit à changer. S’il faut des coups de pied au cul pour repartir, c’est grave. Cela veut dire qu’on ne peut pas se faire violence. Alors, on va enlever les ballerines, ils mettront les crampons, on va faire des duels tous les jours (…) C’est trois ou quatre joueurs. Aujourd’hui Bordeaux est redevenu une équipe normale. Si on fait des matches comme ce soir on va se retrouver en fin de tableau”, avait-il prédit.

Aujourd’hui, Francis Gillot essaie de trouver des solutions afin de relancer un groupe à l’agonie sur le plan mental. Il sait très bien que le fait de déverser sa bile sur ses joueurs chaque week-end ne sert plus à rien. Seul un succès contre Montpellier demain soir pourrait permettre de relancer la machine girondine qui est grippée depuis pratiquement deux ans…

 

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