La maison marseillaise est-elle en feu ?

Entre déclarations fracassantes de l’actionnaire majoritaire dans la presse, un président qui tente d’éteindre l’incendie naissant et un entraîneur fataliste, la maison marseillaise, déjà branlante en ses fondations, n’est-elle pas en train de brûler à feu doux ?

Margarita Louis-Dreyfus; Vincent Labrune

A Marseille, un numéro est en vogue actuellement, le 18, celui des pompiers. Car depuis plusieurs semaines, il y a péril en la demeure olympienne. Et les braises sont attisés par les “habitants” eux-mêmes. La sortie médiatique de l’actionnaire majoritaire Margarita Louis-Dreyfus ce samedi dans les colonnes du Monde a ainsi mis le feu aux poudres. “Je suis libre de vendre l’OM demain. Robert dépensait son argent par amour de l’OM, le Qatar à Paris pour le business. Mais moi je ne suis ni Robert, ni le Qatar. L’OM ne joue pas comme il devrait par rapport à l’argent que je donne“, a-t-elle ainsi menacé d’un ton ferme.

Labrune tente d’éteindre l’incendie

Des déclarations lourdes de sens à une période qui tombe mal pour l’OM, empêtré dans une crise sportive qu’il n’avait pas connu depuis belle lurette. Jouant pour une fois les pompiers de service en tentant d’éteindre un incendie pourtant déjà bien parti, le président Vincent Labrune a publié à la hâte un communiqué sur le site du club pour nuancer les propos de l’actionnaire majoritaire russe: “Margarita Louis-Dreyfus déclare ‘qu’elle est libre de vendre le club demain’, ce qui, je tiens à le préciser, n’est pas d’actualité. (…) Elle remet juste une nouvelle fois en perspective ses engagements envers l’OM. De plus, fidèle à la mémoire de son mari, elle répète son attachement très fort pour son équipe et la ville de Marseille. Sa priorité et la notre restent toutefois de veiller à ce que la situation sportive se rétablisse très rapidement.

Dans l’affaire, le moins bien loti semble être Didier Deschamps qui ne peut que constater les dégâts d’une communication hasardeuse de la part de la direction du club. Mais le Basque encaisse et ne peut se permettre de remettre en cause les propos de “MLD” : “Margarita est dans son rôle d’actionnaire et je n’ai rien de particulier à dire par rapport à ce qu’elle a déclaré dans la presse. Je sais qu’elle n’est pas contente de la situation sportive du club. C’est mon cas et c’est le cas aussi du président. Je sais aussi qu’elle attend de meilleurs résultats et c’est ce que je souhaite aussi. S’il y a une personne qui aime l’OM et qui est contente à l’heure actuelle, vous me la présentez.

“MLD” aura-t-elle la patience d’attendre?

Des propos qui interviennent à un moment inopportun et qui démontrent une nouvelle fois la lassitude de l’actionnaire majoritaire qui a déjà investi cet été 20 millions d’euros pour boucher les déficits du club. mais celle-ci est bien moins patiente que son – feu – mari qui, lui, n’avait pas hésité à mettre des millions et des millions de sa poche pour faire de l’OM un grand club. Ironie de l’histoire, la mort emporta “RLD” avant que celui-ci ne puisse en profiter et que les supporters marseillais ne le remercient à sa juste valeur.

Avec la rénovation et l’agrandissement du Stade Vélodrome qui privera l’OM de retombées économiques certaines pendant deux saisons et demi, le club va devoir se “serrer la ceinture” durant cette période, aussi bien financièrement que sportivement, avec un recrutement qui sera à des années lumières de son meilleur ennemi parisien. A moins que Margarita Louis-Dreyfus ne décide d’investir à nouveau dans le club de sa poche. Mais parviendra-t-elle à tenir le coup durant tout ce temps si les résultats sportifs ne suivent pas? L’avenir de l’Olympique de Marseille est donc entourée d’une épaisse fumée qui semble bien difficile à disperser. Mais à Marseille plus qu’ailleurs, on ne fait pas de fumée sans feu…

 

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