Mazzarri, l’homme du renouveau de Naples

C’est l’équipe du moment de l’autre côté des Alpes. Naples, troisième de Serie A mais auteur d’une retentissante victoire sur l’Inter Milan (0-3) à Giuseppe Meazza, fait partie à présent des favoris au Scudetto. Un retour aux premiers plans permis par un homme, Walter Mazzarri.

Walter Mazzarri

Mazzarri, nouvel icône du Napoli ? Dans une club où le moindre succès est porté aux nues, la personnification d’un joueur ou d’un entraîneur est immédiate. Diego Maradona, et, plus récemment, Edison Cavani ou Ezequiel Lavezzi peuvent allègrement en parler. Véritable Dieu vivant du bouillant Stadio San Paolo, ces joueurs ont marqué ou sont en train de marquer l’histoire du club de la Campanie. Troisième du dernier championnat, Naples a débuté sa campagne 2011-2012 sur les mêmes bases, avec notamment deux succès probant aux dépens du champion d’Italie 2011, le Milan AC (3-1), et du champion 2010, l’Inter Milan (0-3), à Giuseppe Meazza, s’il vous plait. Un retour dans le futur du grand Napoli permis par un homme, Walter Mazzarri.

Les lunettes sur le bout du nez, l’homme de 50 ans – il les a fêtés lors du succès des Partenopei sur les Nerazzurri – est comblé. En plus de voir son club dans la presse en des termes élogieux, il récolte également son lot de compliments de la part de journalistes transalpins qui ne l’ont pas toujours été envers lui. “Pendant longtemps, j’ai été un entraineur sous-estimé, c’est pourquoi maintenant c’est plutôt plaisant, mais aussi embarrassant, d’entendre tous ses mots doux à mon égard“, a ainsi commenté Mazzarri dans les colonnes du Corriere dello Sport. Prônant un jeu offensif et chatoyant avec une défense à trois centraux, Walter Mazzarri a imposé sa patte à une formation de Naples qui revient des enfers, après avoir connu le paradis à la fin des années 80.

Naples paré pour renverser les Milan ?

Mais le natif de San Vincenzo n’est pas dupe. Sans une équipe compétitive et des joueurs du calibre de Marek Hamsik, Ezequiel Lavezzi, Edinson Cavani ou Walter Gargano, les résultats ne suivraient pas. “Le succès d’un entraîneur dépend des joueurs et du club“, analyse-t-il lucide, avant d’ajouter : “Mais je pense que j’ai assez d’expérience dorénavant pour être sur n’importe quel banc de touche.” De bonnes performances également permis par la très bonne gestion du président napolitain Aurelio de Laurentiis qui a su injecter de l’argent sur des joueurs importants au moment opportun.

Figurant parmi les favoris pour décrocher le Scudetto, Naples a changé de dimension, pour le plus grand plaisir de son entraineur : “C’est bon de voir que les gens commencent à dire que Naples est un gros club. Notre prestation à Milan a prouvé que nous avons beaucoup grandi, mais nous devons utiliser cet état d’esprit à chaque match.“Deuxième de son groupe en Ligue des champions derrière le Bayern Munich, Naples doit maintenant parvenir à gérer Championnat et Europe conjointement. Un mince affaire pour une équipe qui a toutefois étoffé son effectif et qui pourrait encore surprendre dans les semaines et mois à venir. Avec un Cavani dans la même veine que la saison passée et une envie de renverser la hiérarchie établie qui voit les deux clubs de Milan survoler le championnat, le Naples de Walter Mazzarri pourrait augurer d’une nouvelle ère en Italie. Alors, caio Milano, Benvenuto Napoli ?

 

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