Les Bleus par la (très) petite porte

L’équipe de France a décroché le match nul devant la Bosnie (1-1), ce mardi, à Saint-Denis au stade de France. Un résultat qui permet à la troupe de Laurent Blanc de composter son billet directement pour le championnat d’Europe 2012. Un partage des points quasiment inespéré, alors que la Bosnie, séduisante dans le jeu, avait ouvert le score par Dzeko (44e). Mais Nasri, sur penalty (78e), a offert aux Bleus une qualification qui tient du miracle à la vue du niveau de jeu proposé.

Les Tricolores reviennent de loin. De très loin. D’une place de barragiste qui n’aurait pas été volée en fait. On savait que la Bosnie, dans l’obligation de s’imposer au Stade de France pour se qualifier directement pour l’Euro 2012, jouerait son va-tout. On n’imaginait pas que les Bosniens bousculeraient autant une équipe de France apathique, presque bouffée par l’enjeu. Dès l’entame de match, le stress était palpable du côté tricolore, alors que les Bosniens débutaient tambour battant. Dans un stade surchauffé, avec près de 15 000 fans visiteurs qui donnaient de la voix, les joueurs de Safet Susic déroulaient leur jeu. Lulic (quatrième) ou Misimovic (15e) lançaient un premier avertissement. Dzeko (24e) envoyait sa balle dans les nuages après un service parfait de Pjanic, loin d’être “la pleureuse” décrite par Rami et impressionnant sur le terrain.

Perdus, totalement dominés, les Bleus tentaient tant bien que mal de poser le pied sur le ballon. Sur la seule opportunité tricolore d’un premier acte à sens unique, Rémy emmenait trop loin son ballon (huitième). Et ce qui devait arriver arriva. Sur un coup franc rapidement joué, Dzeko prenait le meilleur sur Rami et trompait Lloris d’une frappe enroulée parfaite (44e, 0-1). De quoi glacer le Stade de France et enfoncer totalement la tête dans le sac aux Bleus.

Un penalty inespéré


La réaction attendue au retour des vestiaires du côté de l’équipe de France n’intervenait pas. Pire, il semblait que la causerie de Laurent Blanc n’avait pas vraiment d’effets. Toujours aussi décevants dans le jeu, les Bleus se heurtaient à une équipe de Bosnie solide derrière, gérant parfaitement une avance et un résultat qui l’envoyaient directement en Ukraine et en Pologne l’été prochain. Le coup tactique tenté par Blanc, avec le retour avec une seule pointe, n’était pas gagnant, Rémy se trouvant trop souvent isolé devant, alors que la charnière Rami-Abidal souffrait devant Dzeko et la justesse technique de Pjanic ou Misimovic. Rémy (56e) tentait ainsi une réaction timide, avant que Martin (68e) puis surtout Nasri (71e), sur coup franc, permettent à Begovic, le dernier rempart visiteur, de s’illustrer.

Les Bleus allaient néanmoins réussir à forcer le verrou bosnien. Nasri percutait à droite, effaçait Spahic qui accrochait le meneur de jeu de City à la limite de la surface, offrant un penalty inespéré aux Tricolores. Nasri se chargeait de se faire justice lui-même et ramenait les deux formations à égalité (78e sp, 1-1). Bousculés, les Bleus tenaient bon en fin de match et conservaient ce résultat presque miraculeux. L’équipe de France s’évite ainsi de passer par les barrages, comme il y a deux ans pour le Mondial 2010. Invaincue depuis 15 matchs dorénavant, cette équipe s’est toutefois donnée une belle frayeur ce soir, ayant un aperçu du travail qui lui reste à faire d’ici à l’été prochain pour espérer jouer les preiers rôles en Ukraine et en Pologne.

F.S

 

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