OM-PSG, un choc toujours particulier

L’Olympique de Marseille accueille le Paris Saint-Germain ce dimanche (21h) pour le grand Classique de la Ligue 1, dans une période de tension intense d’un côté comme de l’autre.

Nene

Rarement un Classique entre l’OM et le PSG aura été aussi tendu ces dernières saisons. Le match le plus attendu de la Ligue 1, ce dimanche (21h) en clôture de la 15e journée de championnat, s’est préparé d’un côté comme de l’autre dans une ambiance loin d’être saine. L’Olympique de Marseille se présente en effet à ce choc après avoir perdu deux matchs en une semaine. Le premier le week-end dernier en L1, sur le terrain de Montpellier (1-0), et le second ce mercredi en Ligue des champions, cette fois à domicile contre l’Olympiakos Le Pirée (1-0). Si ce dernier résultat a grandement mis l’OM en danger en vue d’une qualification pour les huitièmes de finale de la C1, il a aussi été le symbole d’une équipe qui a semblé complètement cuite, incapable de porter le danger sur le but adverse, et qui ne méritait pas meilleur sort.

Comme si cela ne suffisait pas, le revers européen a fait éclater la tempête entre Didier Deschamps et André-Pierre Gignac, l’attaquant reprochant notamment à son entraîneur de ne pas l’avoir titularisé face aux Grecs. Après quelques insultes et un ton qui est bien monté dans le vestiaire le lendemain de la partie, à l’entraînement, le technicien a écarté son joueur jusqu’à mardi prochain. Mais on sent bien que cette mise à l’écart pourrait être prolongée et conclue par un transfert, ou au moins un prêt, au mois de janvier. L’OM, déjà en proie aux critiques et au doute en raison des piètres résultats en Ligue 1 depuis le début de la saison, n’avait assurément pas besoin de faire de nouvelles vagues.

Moins de pression à Paris ?

A Paris, on dit que la semaine de préparation au Classique s’est passée dans une totale sérénité. Pourtant, celle-ci fait suite à un revers surprenant au Parc des Princes face à Nancy (1-0) dimanche dernier, match qui concluait lui-même une période de questionnement de l’entraîneur Antoine Kombouaré. La réception des Lorrains se présentait comme un ultimatum en termes de résultat et de spectacle pour le technicien kanak, que le club a cherché à remplacer par Carlo Ancelotti, mais le refus du coach italien, quoi qu’en dise Leonardo, a poussé la direction du club de la capitale à confirmer Kombouaré dans ses fonctions. Le directeur sportif brésilien a même avancé que l’ancien entraîneur valenciennois resterait sur le banc même en cas de défaite à Marseille. Un tel scénario fragiliserait malgré tout assez fortement le Kanak, principalement auprès des supporters. Car si ces derniers l’ont soutenu face à la rumeur Ancelotti, le vent pourrait vite tourner si leur équipe revenait de Provence battue par l’ennemi juré.

Sans oublier que le PSG a lui aussi eu droit à son petit clash dans la semaine. Moins violent que celui de Marseille certes, mais tout de même assez intense pour que Nenê et Mathieu Bodmer doivent être séparés par des partenaires à l’entraînement. Mais le club et Antoine Kombouaré en tête assurent que cet événement n’est qu’un détail qui n’aurait jamais fait parler de lui dans un contexte autre que celui du choc OM-PSG. En termes de résultat, Paris est moins dans le besoin que son adversaire, mais son fauteuil de leader est en jeu. Le perdre serait un coup derrière la tête, d’autant plus face au pire ennemi. Un ennemi pour lequel les trois points sont une question de vie ou de mort, puisque 15 unités sépareraient les deux équipes en cas de victoire francilienne au Vélodrome.

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