Manchester City écarte Tottenham dans la course au titre !

Quel match! Au terme d’une seconde période sensationelle, Manchester City s’est imposé aux dépens de Tottenham (3-2) lors de la 22e journée de Premier League, grâce à un but de Mario Balotelli (95e).

Mario Balotelli

Comme Tottenham a changé depuis la fessée déculottée reçue le 28 août dernier à White Hart Lane, face à Manchester City (1-5). Troisième de la Premier League avec cinq points de retard sur son adversaire du jour et trois sur Manchester United, les Spurs ont prouvé ce dimanche après-midi qu’il n’avait pas usurpé leur réputation d’outsider attitré au titre 2011/2012 mais il leur manque encore quelque chose pour titiller les cadors du championnat de Sa Majesté. La rencontre débutait sur un rythme assez faible, Tottenham faisant principalement le jeu quand Manchester city attendait de récupérer le cuir pour opérer en contre-attaques.

Et c’est l’Argentin Sergio Agüero qui se montrait le plus à son avantage avec deux occasions en l’espace de 10 minutes. Après une première tentative contrée par un défenseur des Spurs, “El Kun” profitait d’un centre parfait de David Silva pour armer une frappe… contrée par Edin Dzeko qui traînait dans les parages ! Ce n’est pas la première fois que cela arrive puisque Dzeko c’était déjà trouvé sur le chemin du “Kun” lors du dernier match, à Wigan (0-1).

Nasri se réveille enfin

Tottenham, privé d’Emmanuel Adebayor, prêté par City et interdit de disputer cette rencontre tout comme ce fut le cas lors du match aller, utilisait beaucoup les couloirs avec la vivacité d’Aaron Lennon et de Gareth Bale mais, en l’absence du Togolais, ne pouvait jouer de longs ballons en avant, Jermain Defoe n’ayant pas le même jeu de tête que l’Épervier. Et c’est City qui se créait encore une belle occasion avec un tir trop croisé de David Silva après un excellent travail d’Agüero (24e). Ce dernier aurait pu ouvrir la marque six minutes plus tard sans un bel arrête du quarantenaire Brad Friedel, après une perte de balle idiote de Scott Parker. Plutôt à l’aise dans la conservation de balle, les Spurs péchaient toutefois dans les 20 derniers mètres en étant incapables de mettre Joe Hart à contribution.

Au retour des vestiaires, les 22 acteurs mettaient plus d’intensité dans les contacts mais rataient encore l’essentiel, à savoir la concrétisation. Mais à force de pousser, Manchester City, qui s’était créé les plus belles occasions, finissait pas trouver la faille grâce à Samir Nasri. Si discret depuis le début de la rencontre, le Marseillais qui avait déclaré cette semaine “ne pas réalisé le meilleur début de saison” de sa carrière, profitait d’un petit caviar de David Silva, la douzième passe décisive depuis août dernier, pour envoyer un missile sous la barre de Friedel, battu (55e, 1-0).

Balotelli qui rit, Defoe qui pleure

Tottenham, apathique, perdait les pédales et se faisait une deuxième fois surprendre, seulement deux minutes après l’ouverture du score. Sur un corner de Nasri, Edin Dzeko déviait le ballon sur Joleon Lescott qui poussait avec beaucoup de chances le ballon dans le but des Spurs (58e, 2-0). Alors qu’on croyait les hommes de Harry Redknapp K.O debout, sur l’engagement, Jermain Defoe relançait les siens, dribblant et ajustant Hart (59e, 2-1). Le “Supersunday” était définitivement lancé. Cinq minutes plus tard, Gareth Bale concluait dix minutes folie comme seul la Premier League peut en donner. Idéalement servi par Lennon, le Gallois, évalué à 170 millions d’euros par ses dirigeants, enroulait son ballon du gauche dans la lucarne opposé de Joe Hart (65e, 2-2).

Les Spurs reprenaient les commandes de la rencontre avec un Luka Modric bien plus en vue notamment, et un troisième de Premier League qui montrait un visage diamétralement opposé à celui étrenné en début de saison à White Hart Lane face à même adversaire. L’intensité du match montait d’un cran et Manchester, si sûr de sa force, se faisait sensiblement bousculer et Defoe aurait pu donner trois précieux points à son équipe s’il n’avait pas sabordé le caviar de Bale (91e). Mais Manchester United semble avoir quelque chose de plus cette saison, certainement la chance du champion.

Sur une ultime attaque dans les toutes dernières minutes de jeu, Mario Balotelli se faisait faucher par Ledley King. “Super Mario” ne se faisait pas prier pour donner un avantage définitif à son équipe et ainsi permettre de prendre le large au classement avec 8 points d’avance sur Tottenham (95e, 3-2). Une deuxième période dantesque qui a prouvé que Tottenham s’approche lentement mais sûrement des meilleures formations anglaises, mais que la réussite a tourné en faveur d’une équipe de City qu’il sera bien difficile de stopper…