Le Barça élimine un bon Real

Dans un match encore une fois de toute beauté, le Barça a expliqué le résultat nul face à le Real pour le compte des quarts de finale retour de la Coupe d'Espagne (2-2).

Grâce à sa victoire deux buts à un lors de leur première confrontation, le FC Barcelone accède donc aux demi-finale. Malmenés tout au long du match, les Catalans ont su se montrer réalistes pour arracher leur qualification. Avec trois succès, dont le match aller (2-1) et un match nul en quatre matches, le FC Barcelone recevait, ce mercredi, le Real Madrid avec la ferme intention de s'imposer de nouveau. Il est pourtant tout près de se faire surprendre dès la 1ère minute. Ne se pensant pas attaqué, Pique se fait chiper le ballon par Higuain, qui s'offre un face-à-face avec Pinto, titularisé en lieu et place de Valdès. La frappe de l'Argentin passe à côté (1e) mais vient d'entrée prévenir le public du Nou Camp que les Merengues ne viennent pas faire de la figuration. Mieux entrés dans la rencontre que les Blaugranas, les Madrilènes tentent de refaire leur retard du match aller. Lancé dans la profondeur par Özil, Ronaldo rate même l'ouverture du score en croisant trop sa frappe (septième). A quatre contre trois, Kaka sert, ensuite, le buteur portugais, côté gauche, dont la tentative est repoussée par le portier barcelonais (11e). Madrid se fait de plus en plus pressant mais ne parvient toujours pas à trouver la faille. Et quand ce n'est pas la maladresse des attaquants ou les arrêts de Pinto, c'est la chance qui vient empêcher les joueurs de Mourinho de mener au score. Esseulé aux trente mètres, Özil décoche une sublime frappe enroulée du pied gauche qui vient heurter la transversale du but barcelonais avant de rebondir juste devant la ligne de but (26e). Le gardien espagnol était complètement battu. Le FC Barcelone plie, mais ne rompt toujours pas. Il va même ouvrir le score, totalement contre le court du jeu. Sur une merveille de passe de Messi entre Arbeloa et Pepe, Pedro trompe Casillas d'une frappe du gauche (43e, 1-0). Injuste, cette ouverture du score est très dure à avaler pour l'équipe madrilène. Déjà averti, Diarra commet une grosse faute sur Messi. Clément, l'arbitre ne l'exclut pas. Sur le coup-franc, le milieu français détourne le ballon vers Alves qui, sans contrôle, arme un tir fulgurant qui finit sa course dans la lucarne droite d'un Casillas impuissant (45e+3, 2-0). Malgré une réelle volonté d'aller de l'avant, le Real Madrid sombre contre le réalisme des Catalans.

Benzema rentre et égalise

Au retour des vestiaires, le challenge est clair. S'ils veulent se qualifier, les Merengues doivent passer trois buts au FC Barcelone sans en encaisser un seul. Sans paniquer, la “Maison Blanche” se remet à pousser et réduit même le score grâce à Sergio Ramos. Joie de courte durée puisque le défenseur espagnol avait commis une faute avant de placer son coup de tête victorieux, l'arbitre refuse très justement le but (54e). Peu en vue, Kaka et Higuain sont ensuite remplacés par Callejon et Benzema. Un choix qui s'avérera par la suite judicieux. Lancé une nouvelle fois par Özil, Ronaldo se joue de Puyol et Abidal avant de crocheter Pinto pour marquer dans le but vide (68e, 2-1). Un mince espoir renaît alors. Il va même prendre d'autant plus de poids dans les rangs madrilènes lorsque Benzema va égaliser. Sur une déviation de la tête de Callejon, Benzema élimine Puyol d'un coup du sombrero avant de frapper instantanément de volée sur la droite de Pinto (72e, 2-2). L'enchainement est magnifique. Le coaching de Mourinho s'avère payant.

Mourinho n'a toujours pas gagné à Barcelone

A ce moment du match, le Real est toujours éliminé, mais n'a besoin que d'un but pour sortir le Barça de la compétition. Acculés sur leur but, les Blaugranas vont alors subir les assauts répétés des Madrilènes. Un Clasico sans carton rouge n'en étant pas un, Sergio Ramos, déjà averti pour contestation, reçoit un second avertissement pour avoir laissé trainé le bras sur le visage de Busquets dans un duel aérien (88e). L'exclusion est, néanmoins, très sévère. Elle aurait, d'ailleurs, été méritée pour une faute grossière de Pepe sur Dani Alves. Au c'ur de la polémique suite à son mauvais geste sur Messi au match aller, le défenseur portugais, conspué par le public du Nou Camp à chaque prise de balle, se rend coupable, une nouvelle fois, d'un bien mauvais geste. Le score en restera là. Tenant du titre, le Real aura résisté jusqu'au bout mais sort finalement de la compétition. Pour son neuvième match à Barcelone, José Mourinho repart encore les mains vides. Il en est maintenant à six défaites et trois nuls.

Qualifié pour les demi-finales, le FC Barcelone rejoint Bilbao et Mirandes. L'ultime rencontre de ce tour opposera ce jeudi Valence à Levante. A l'aller, le club Che s'était imposé par quatre buts à un.

Etienne Andurand