Paris tremble mais ne ralentit pas

Bien gêné par le Stade Brestois, et les blessures de Ménez peu avant la rencontre et Momo Sissoko en première mi-temps, le PSG a souffert ce soir sur le terrain des Bretons. Peu dominateur, le club de la capitale s'en est remis à un but sur corner de Milan Bisevac, et offre à Brest sa 1ère défaite de la saison à la maison.

Pour être champion, il faut aussi savoir s'imposer quand l'équipe est en difficulté, et ne domine pas. Ce samedi soir à Brest, le Paris Saint-Germain a montré qu'il avait de quoi être champion à la fin de la saison. Plutôt à l'aise lors de ses deux dernières rencontres, contre Toulouse en L1 (3-1) et à Sablé-sur-Sarthe en Coupe de France (4-0), le club de la capitale a eu beaucoup plus de mal à se défaire de Brest (1-0). Il faut dire que Carlo Ancelotti a dû revoir ses plans. Déjà privé de Pastore, le coach transalpin a dû malgré lui se passer de Jérémy Ménez peu avant la rencontre, le milieu offensif ayant été victime d'une contracture à la cuisse gauche. Obligation alors pour l'ancien coach de Chelsea de faire monter Bodmer d'un cran, pour évoluer à côté de Nenê derrière Gameiro, et de titulariser un Matuidi tout juste de retour de blessure au poste de récupérateur. C'est à ce même poste que Momo Sissoko, titulaire, s'est blessé vers la 25e minute, et s'est forcé à continuer jusqu'à n'en plus pouvoir, et de céder sa place à Chantôme à la 41e minute.

Heureusement pour lui, le Paris Saint-Germain est parvenu à ouvrir le score très tôt (sixième), sur coup de pied arrêté. Milan Bisevac, encore une fois aligné au poste de latéral droit, a profité d'un corner tiré par Jallet et de l'absence de Zebina dans sa zone, blessé et sur le bord du terrain, pour tromper Elana presque involontairement. Mais la suite n'a pas été une promenade de santé. Jusqu'à la pause, Brest a posé des problèmes au club de la capitale, mettant Sirigu à contribution, mais jamais en véritable danger. La seconde mi-temps, et le peu de velléités offensives des Bretons, ont bien aidé un Paris Saint-Germain timide à infliger au SB29 sa première défaite de la saison à domicile. Quant à Carlo Ancelotti, le technicien italien conclut son premier mois à les commandes du club parisien par un sans-faute : quatre victoires en autant de rencontres. Et Paris ne ralentit pas dans sa course vers le titre.