Brandao offre la finale à l’OM !

L’Olympique de Marseille rejoint l’OL en finale. Dans un stade Vélodrome clairsemé, le double tenant du titre a disposé dans la douleur de l’OGC Nice (2-1) grâce à des réalisations de Rémy et Brandao alors que Mounier avait remis les deux équipes à égalité. Marseille poursuit sa folle série de 12 matchs sans défaite toutes compétitions confondues. De bon augure avant d’affonter’ Lyon en championnat, dimanche.

Loïc Rémy

L’Olympique de Marseille a manifestement pris un abonnement pour le Stade de France. Pour la 3ème année consécutive, les joueurs de D. Deschamps disputeront la finale de la Coupe de la Ligue, le 14 avril prochain, contre l’Olympique Lyonnais, après son succès aux dépens d’une pâle formation de le club de Nice, incapable d’accélerer quand bien même ils étaient en supériorité numérique. Avec Lucho Gonzalez reparti au FC Porto et l’absence de la fratrie Ayew, toujours à la CAN avec le Ghana, D. Deschamps avait finalement opté lors de cette demi-finale pour un 4-4-2 à plat avec Brandao et Rémy en pointe, épaulés sur les côtés par Morgan Amalfitano et Valbuena. Du côté de Nice, René Marsiglia n’avait pas hésité à aligner ses nouvelles recrues, l’ex-joueur de l’OM Elliot Grandin ainsi que Kévin Anin.

Rémy rit, puis pleure

Des Niçois très enthousiastes mais aussi très fébriles dès l’entame de match avec notamment un dégagement raté de David Ospina qui offrait la première occasion pour l’Olympique de Marseille, mais Brandao tardait à centrer (8e). Et les Marseillais confirmaient leur actuel grande forme en ouvrant le score grâce à un bijou de Rémy. Souvent comparé à Thierry Henry, le buteur international français, à la réception d’un ballon perdu par Brandao, enroulait parfaitement sa frappe du droit qui se logeait dans le filet opposé d’Ospina, battu (1-0, 17e).

Le footballeur formait à Lyon et passé par Nice inscrivait là sa 17e réalisation toutes compétitions confondues depuis le coup d’envoi de la saison. Un Loïc Rémy en verve qui se créait une seconde occasion peu avant la mi-temps, mais sa tête était bien stoppée par Ospina cette fois (36e). Sans réellement dominer les débats, l’OM pensait pouvoir gérer son avantage jusqu’au retour au vestiaire, mais une perte de balle de Loïc Rémy au milieu permettait aux Niçois d’enclencher une contre-attaque fulgurante que convertissait Anthony Mounier de près (44e, 1-1). Marseille, un peu sûr de sa force, se faisait avoir bêtement, au grand agacement d’un Didier Deschamps qui attendait un peu plus de concentration de la part de ses joueurs.

Brandao sort de sa boîte

Et la deuxième période proposait une équipe olympienne plus volontaire mais pas suffisamment décisive tandis que Nice se trouvait plus à son aise avec un trio offensif Grandin Dja Djedje plus en vue. Et alors que l’OM semblait s’engluer dans la partie, Brandao sortait de nouveau la tunique du sauveur, avec un peu de réussite. Sur un très bon centre d’Azpilicueta, le malheureux François Clerc offrait un caviar bien malgré lui au Brésilien qui crucifiait de près Ospina (56e, 2-1). Une coupe de la Ligue qu’apprécie tout particulièrement l’ancien joueur du Shakhtar Donetsk, qui avait déjà marqué un doublé voici deux ans à Toulouse (1-2, ap) et un autre but à Auxerre (0-2) l’an passé.

Un but qui avait le don de relancer les Phocéens dans la partie, les joueurs de Didier Deschamps mettant plus d’impact physique et de rythme dans leur jeu. Mais l’OM était coupé net dans son élan, la faute à une décision très sévère de Clément Turpin. Ce dernier expulsait en effet Valbuena après un second carton jaune pour avoir joué un coup franc avant le coup de sifflet. Les Marseillais se retrouvaient donc pour les 25 dernières minutes en infériorité numérique. René Marsiglia sentant le bon coup, l’entraîneur niçois faisait rentrer Abraham Guié-Guié pour essayer le tout pour le tout.

Mais les Aiglons, malgré quatre joueurs à vocation offensive, ne parvenaient pas à bousculer une équipe marseillaise qui serrait les dents. Des Niçois à fleur de peau qui étaient également réduits à dix, la faute à un Franck Dja Djedje perdant ses nerfs sur César Azpilicueta (82e). Marseille gérait la fin de rencontre tranquillement et validait ainsi pour la 3ème année consécutive son billet pour la finale de la Coupe de la Ligue. Sans convaincre, l’OM poursuit sa belle série et montre qu’il faut compter sur lui, et ce sur tous les tableaux, lors d’une 2ème partie de saison qui s’annonce très chaude.