CAN : Le Mali élimine le Gabon aux t.a.b.

Le Gabon, co-organisateur de la Coupe d'Afrique des Nations 2012, est éliminé aux tirs au buts par le Mali, au stade des quarts de finale (1-1, 5 tab 4). Malgré un très bon match d'Aubameyang et ses partenaires, c'est donc l'équipe d'Alain Giresse qui disputera les demi-finales.

Le Gabon a copieusement dominé la première mi-temps. Les joueurs de Gernot Rohr se sont notamment créé deux occasions franches par Pierre-Emerick Aubameyang, la nouvelle coqueluche de Saint-Etienne, meilleur buteur depuis le début de la Coupe d'Afrique des Nations (trois buts lors des trois matchs de poule). Le jeune attaquant trouve le poteau à la demi-heure de jeu puis voit le cadre se dérober quelques minutes plus tard. A la pause, les deux formations sont néanmoins dos à dos, 0-0.

En deuxième mi-temps, les Panthères voient leurs efforts récompensés. Dès la 55e minute, Aubameyang remet pour une autre connaissances de la Ligue 1, le Niçois Eric Mouloungui qui ouvre la marque du gauche. Le Stade de Libreville exulte. Le Gabon tient sa demi-finale. D'autant que Daniel Cousin est à deux doigts de doubler la mise. Le co-organisateur est vraiment au bord de la qualification…

Mais le Mali version Alain Giresse a de la ressource. Sur sa 2ème occasion du match, Modibo Maïga, le très convoité attaquant du FC Sochaux-Montbéliard, remise pour Cheick Diabaté, son homologue de Bordeaux, qui égalise… à 6 minutes de la fin du temps réglementaire !

Les prolongations ne donnent rien et c'est donc à la séance de tirs au but que se décide le sort de ce match. Et comme un symbole, c'est Aubameyang, le meilleur Gabonais de cette CAN 2012, qui manque son tir. Le Mali, visiblement parfaitement préparé pour cet exercice, réalise un sans-faute et arrache, contre toute attente, son billet pour les demi-finales. Les Aigles retrouveront la Côte d'Ivoire pour une place en finale.

Samedi, la Zambie et la Côte d'Ivoire avait décroché les deux premiers sésames. A 20 heures, le Ghana et la Tunisie se disputeront le dernier.