Rennes s’offre un quart dans la douleur !

Rennes a validé dans la douleur son billet pour les quarts de finale de la Coupe de France, après son succès aux dépens d’Evian Thonon Gaillard (3-2). Après avoir mené 3-0, les Bretons se sont faits des frayeurs bêtement, la faute à un trop grand laxisme en défense.

Stade Rennais

Rennes ou comment se compliquer la vie quand elle peut-être facile. Malgré un net avantage, les Bretons ont failli passé à la trappe, la faute à trop de nonchalance. Pour cette rencontre de Coupe de France, Frédéric Antonetti profitait pour aligner un quatuor offensif alléchant avec Julien Féret, Jirès Kembo-Ekoko, Jonathan Pitroipa et la nouvelle recrue, Mevlut Erding. Outre une occasion de Pitroipa (11e), les Bretons ne forçaient pas le talent contre une formation d’Evian en mode diesel. Sans dominer outrageusement les débats, c’est Rennes qui ouvrait la marque grâce à son homme en forme, Jires Kembo-Ekoko. L’ailier breton, sur coup franc, tentait sa chance du pied droit et trouvait la lucarne d’Andersen, avec l’aide fortuite de Sidney Govou qui avait dévié le cuir (20e, 1-0).

Un but qui avait le don de réveiller une formation de l’ETG amorphe jusque-là. Et Bérigaud allumait la première mèche de la rencontre pour les promus, obligeant Costil à sortir la parade (37e). Suffisants défensivement, les joueurs de Frédéric Antonetti se faisaient peur peu avant la mi-temps avec notamment une belle action savoyarde conclue par Barbosa, mais bien captée par Benoît Costil. Rennes rentrait au vestiaire avec un avantage logique mais pas suffisant pour assurer la qualification pour les quarts de finale. La deuxième période débutait sur des bases plus élevées, avec notamment Mevlut Erding qui se retrouvait contre Andersen, mais le Franco-Turc n’arrivait pas à prendre le dessus (47e). L’ETG répondait du tac-au-tac par l’intermédiaire de Sidney Govou, mais l’ex-joueur de l’Olympique Lyonnais voyait sa frappe passer à quelques centimètres du but de Costil (48e).

Evian pouvait s’en mordre les doigts puisque quelques minutes plus tard, Rennes marquait le but du break. Julien Féret, aux abords de la surface de réparation, enroulait parfaitement sa frappe du droit, qui se logeait dans le petit filet d’Andersen, battu (2-0, 54e). Le club breton enfonçait un peu plus le clou avec un nouveau but signé Yacine Brahimi dix minutes plus tard, d’une frappe limpide heurtant le montant du portier savoyard (3-0, 64e). Mais le match avait décidé d’être fou et Evian réduisait la marque via penalty, transformé par Bérigaud (3-1,70e). Deux minutes plus tard, c’est Sidney Govou qui redonnait l’espoir à l’ETG (3-2, 72e). Frédéric Antonetti faisait grise mine mais ses hommes tenaient finalement le résultat et validaient ainsi, avec difficulté, leur billet pour les quarts de finale de la Coupe de France.