Les Bleus face à leur destin

L’équipe de France affronte l’Espagne ce samedi en quart de finale de l’Euro 2012. Après avoir donné beaucoup d’espoir à leurs supporters, les Bleus inquiètent. Loin d’être favoris contre la Roja, les Tricolores n’ont pas le choix. Il faudra convaincre ou subir une tornade de critiques. La défaite n’est envisageable que dans un cas, si les Français vont au bout de leurs forces.

Équipe de France

Fracasser 180 minutes d’espoir en 90 de honte. L’équipe de France l’a fait! Eux, qui nous avaient presque émerveillés au soir du triomphe contre l’Ukraine (2-0), ne sont plus qu’incompétents, capricieux et trop payés. L’extrême exigence du supporter fanatique est absurde dans le sens où ses pseudo-héros ne sont qu’humains. Adulés un vendredi soir, les Bleus ont été détestés, critiqués, sifflés, presque insultés le mardi suivant. Comment d’un retentissant succès a pu naître une honteuse déroute? Seuls les Tricolores auront la réponse. Sans doute, se croyaient-ils trop beaux, trop forts, eux les 23 membres de la puissante équipe de France. L’ombre de Knysna n’était visiblement pas si loin.

“Il y a deux ans, la France refusait de sortir du car, là elle entre en quarts”, ironisait Erik Bielderman, un journaliste de L’Equipe sur Twitter le soir de la débâcle contre la Suède. La boutade en dit long sur l’aspect presque dramatique de la situation. Les Bleus ont été mauvais, et on préfère en rire. Une nouvelle déception après les nombreuses intervenues depuis une décennie (2002, 2004, 2008 et 2010). Sauvés en 2006 par le génie de Zinedine Zidane et une génération expérimentée, les Français n’ont plus cette chance. Personne ne pourra remplacer Zidane, Vieira, Makélélé ou encore Henry. Comme un symbole, l’équipe de France avait commencé son épopée en sortant l’Espagne en huitièmes de finale.

Même si la Roja a énormément muri, elle reste évidemment prenable. Dans un grand soir, les Ribery, Nasri, Benzema, Cabaye, Ménez et autre Ben Arfa peuvent causer de très gros soucis à une équipe bousculée par l’Italie (1-1) et la Croatie (1-0). S’ils s’en sont sortis sans bobos, les Ibériques pourraient avoir des surprises contre des Bleus dos au mur, contraints à l’exploit ou à un retour en hexagone houleux. Les Tricolores ne sont pas favoris pour ce quart de finale. Mais s’ils doivent sortir de la compétition, qu’ils le fassent avec honneur, les armes en mains. Et non pas comme de lâches incompétents, suffisants et feignants.

 

Applications

Disponible sur Google Play
Télécharger dans l'App Store

Informations

Contact | Informations légales

18+ Les jeux d'argent sont interdits aux mineurs. Jouer comporte des risques : endettement, dépendance… Appelez le 09.74.75.13.13 (appel non surtaxé)