Queiroz veut que la roue tourne en Iran

A 59 ans, Carlos Queiroz peut se vanter d’avoir une longue expérience en tant que technicien. Néanmoins, l’entraîneur a vu sa cote de popularité baisser considérablement après le Mondial 2010. Aujourd’hui, le Portugais essaie de se relancer à la tête de la sélection iranienne.

Carlos Queiroz

Un échec qui lui a coûté très cher. Pendant la Coupe du monde en Afrique du Sud, l’équipe du Portugal n’a pas réussi à dépasser le cap des huitièmes de finale. Après l’élimination contre l’Espagne, le sélectionneur Carlos Queiroz a vite compris qu’il ne resterait pas le guide de la Selecção. Les faits lui ont donné raison puisqu’il a été viré lors du mois de septembre 2010. Après cela, le coach lusitanien a rechargé ses batteries en attendant, bien sûr, de rebondir. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Carlos Queiroz a eu du mal à retrouver un nouveau poste. Il a dû attendre avril 2011 afin d’être nommé… sélectionneur de l’équipe nationale d’Iran !

Bien évidemment, bon nombre d’observateurs se sont demandés à l’époque si l’homme qui a notamment officié en tant qu’adjoint à Manchester United (2002-2003 puis 2004-2008) et même comme entraîneur principal au Real Madrid (2003-2004) faisait un bon choix en acceptant de diriger la Team Melli. Mais pour le moment, ça se passe plutôt bien pour Carlos Queiroz puisque l’Iran occupe la deuxième place du Groupe A des éliminatoires du Mondial 2014 après trois matches disputés (4 points sur 9). Il espère que le projet qu’il essaie de mettre en place va marcher et que la sélection disputera le tournoi planétaire au Brésil dans moins de deux ans.

Queiroz sait que ce sera très dur

“Depuis mon arrivée en Iran, je me suis efforcé de changer la mentalité des joueurs. Je veux qu’ils comprennent que tous les matches sont importants, a-t-il expliqué selon le site de la Fifa. Toutes les équipes se tiennent et quel que soit l’adversaire, il y a toujours trois points en jeu. Ils doivent se battre pour arracher ces trois points, aussi bien à domicile qu’à l’extérieur.” Le 11 septembre dernier, l’Iran a perdu contre le Liban (1-0) et cela a agacé Carlos Queiroz qui sait que la course à la qualification est un vrai marathon. “Les indicateurs sont favorables mais je suis bien placé pour savoir qu’il sera très compliqué de se qualifier directement. Pour moi, les deux premières places se joueront entre l’Iran, la Corée du Sud, l’Ouzbékistan et le Qatar. J’ai aussi beaucoup de respect pour le Liban, qui a les moyens de jouer les trouble-fêtes et peut prétendre à la troisième place.”

A la question de savoir s’il ne regrette pas de ne plus diriger une équipe de club, Carlos Queiroz a reconnu que cela lui manque pour une raison précise. “J’adore le travail au quotidien, me rendre au stade et diriger les entraînements. Mes instants préférés sont sur le terrain, avec les joueurs.” Bien évidemment, son travail avec la sélection iranienne n’est pas du tout identique mais il l’apprécie aussi énormément. “En sélection, c’est différent. Ça demande un autre engagement. Vous travaillez pour les supporters de tous les clubs, ce qui est très difficile. Vous pouvez passer de l’enfer au paradis en un match. Lorsque vous perdez, vous êtes au plus bas car tout le pays vous en veut. Cela dit, je ne sais pas pourquoi mais j’adore ce poste.” C’est peut-être grâce à cet enthousiasme que Carlos Queiroz deviendra un héros national en Iran avant, sans doute, de refaire ses valises pour un nouveau défi européen.

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