Paris leader sans éclat

Endeuillé par la disparition de Nick Broad, le PSG a trouvé les ressources pour s'imposer à Bordeaux en clôture de la 21e journée de Ligue 1 (0-1). Au terme d'un match insipide de la part des deux équipes, le 19e de but de la saison d'Ibrahimovic (40e) a suffi aux Parisiens pour devenir les premiers à faire tomber les Girondins à domicile cette saison et récupérer du même coup le fauteuil de leader.

Difficile de penser au football en ce moment pour le PSG. Marqué par le décès tragique de Nick Broad, membre du staff technique de Carlo Ancelotti, les Parisiens ne retiendront que le résultat de dimanche. Pas l'état d'esprit dans lequel ils se sont présentés à Bordeaux, contraints par la Ligue, ni la manière et le visage affichés pour décrocher un court mais ô combien précieux succès (0-1). Une victoire pas imméritée, obtenue après 90 minutes bien ternes au bout de l'ennui. Il n'a fallu qu'une éclair perdu dans le brouillard et les passes ratées pour que la rencontre tourne en faveur du club de la capitale.

Sur une accélération, Lucas, titularisé en lieu et place de Javier Pastore, remplaçant, sur le côté droit, lançait parfaitement Ibrahimovic dans la surface. La frappe de ce dernier passait sous les bras de Carrasso, pas exempt de tout reproche sur ce but encaissé juste avant la mi-temps (0-1, 40e). Heureusement pour Paris que Zlatan avait décidé à un moment de se montrer précis et de réussir quelque chose. Car à côté de cela, ce fut un festival de maladresses et d'imprécisions, dans une équipe où les absences de Thiago Silva et Thiago Motta se sont fait ressentir. Carrasso, qui n'avait jamais perdu contre le PSG en onze confrontations, a certes dû s'employer sur un coup franc à ras de terre d'Ibrahimovic, déjà (33e), ou sur une frappe de près de Maxwell, proche de doubler le score dans le second acte (70e).

Bordeaux sans solution


C'est bien là les deux seules occasions à retenir du côté parisien. En face, ce n'était guère mieux. Manquant cruellement d'imagination, les Bordelais n'ont quasiment jamais inquiété Sirigu, si ce n'est par des tentatives lointaines, à l'image de celles d'Obraniak (40e) ou Mariano (78e). Isolé en attaque, Gouffran n'a jamais pu compter sur le soutien de ses coéquipiers, tandis que Francis Gillot n'a pas trouvé la solution pour booster son équipe, ne procédant à ses premiers changements tactiques qu'à la 74e minute, alors que son équipe semblait errer sur le terrain…

Un niveau de jeu sanctionné par cette première défaite à domicile de la saison, contre une équipe du PSG qui n'avait plus gagné à Chaban-Delmas depuis 2005. Bordeaux rate l'occasion de se rapprocher du podium et recule à la 7e place. Le PSG, qui a prévenu qu'aucun membre du club ne réagira à l'issue de la rencontre, a de son côté su dépasser le deuil, bien aidé il est vrai par la passivité aquitaine. Les Parisiens reprennent le fauteuil de leader à Lyon, à la faveur d'une meilleure différence de buts (+25 contre +17).

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