Chasselay se prépare pour le grand exploit face à Monaco
Si la rencontre peut paraître sur le papier déséquilibrée, elle constitue l’une des principales attractions des seizièmes de finale de la Coupe de France. Mercredi à Gerland, les amateurs de Chasselay, pensionnaires de CFA, défient le grand AS Monaco. Avec Ludovic Giuly dans ses rangs, la formation rhodanienne rêve de faire tomber le dauphin de la Ligue 1.
Présent en seizièmes de finale de la Coupe de France pour la première fois de son histoire, Chasselay ne prépare pas son match contre l’AS Monaco en toute discrétion. Après la belle performance au tour précédent, une qualification face à Istres (Ligue 2) aux tirs au but, le club de CFA attire les médias depuis l’annonce du tirage au sort. Il faut dire que les amateurs ont tiré le gros lot avec le promu monégasque, deuxième de la Ligue 1 à cinq points du PSG. Pour couronner le tout, Ludovic Giuly va retrouver mercredi l’une de ses anciennes équipes, celle avec qui le milieu de 37 ans devenait champion de France, remportait la Coupe de la Ligue et atteignait la finale de la Ligue des champions.
En conférence de presse, autour de l’ancien Parisien, entraîneur et président n’ont pas manqué à l’appel devant un beau parterre de journalistes. L’occasion pour Chasselay d’afficher ses ambitions pour l’événement. “Contre Istres, on a eu la chance de passer aux tirs au but. En ce moment, on est en réussite, relate Giuly. C’était l’objectif du président. Il est atteint, mais je n’aime pas m’arrêter au milieu du chemin. On va essayer de réaliser un deuxième exploit, pour le club et pour nous.” Si toutes ces sollicitations médiatiques peuvent crisper un groupe pas habitué à se retrouver en première ligne, Chasselay souhaite au contraire s’en servir pour progresser. “Avec la télévision et les sponsors, on va avoir beaucoup de retombées économiques, se félicite le président Jocelyn Fontanel. Le club va être mis en lumière. Cela donne du sens à ce que l’on fait.”
A Chasselay, on ne souhaite “pas se prendre la tête” et au contraire “rester soi-même, croire en nos chances et réaliser le meilleur match possible“, lâche Stéphane Santini, entraîneur et fils de l’ancien sélectionneur des Bleus Jacques Santini. “Il ne faut pas avoir de regrets, on doit tout donner. Je reste persuadé que sur un match, tout est possible“, précise-t-il. Même son de cloche pour Dominique Giuly, le vice-président du club et également père de Ludovic, qui compte vraiment sur l’expérience de son fils pour créer la sensation demain. “A part Eric Abidal, aucun joueur ne possède un palmarès plus grand que lui. Vous avez la chance d’évoluer à ses côtés, ne regardez pas les autres jouer. Ils ne sont pas meilleurs.” Et le gardien de but Daniel Jaccard de conclure : “On va essayer de faire en sorte que ce soit eux qui nous demandent notre maillot à la fin du match.” Si c’est le cas, on n’a pas fini de parler de Chasselay.
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