Comme Jeff Reine-Adélaïde, ces 5 grands talents ont vu leur carrière minée pas les blessures
Certaines carrières sont marquées par les blessures sans pour autant être brisées par elles. Neymar, Gareth Bale, Arjen Robben, Eden Hazard ou Ousmane Dembélé ont tous connu de longues périodes à l’infirmerie, mais ont malgré tout tutoyé les sommets. D’autres, en revanche, ont vu leurs ambitions progressivement réduites par les problèmes physiques. Jeff Reine-Adélaïde appartient malheureusement à cette deuxième catégorie.
À 28 ans, l’ancien Angevin pensait pourtant avoir enfin tourné la page. Après trois ruptures des ligaments croisés, dont une subie à son arrivée à Heracles Almelo en 2025, le milieu français venait de retrouver une place de titulaire pour son premier match officiel depuis un an.
Mais vendredi, contre le VVV Venlo (4-3) à l’occasion de la première journée d’Eerste Divisie, son retour n’aura duré que vingt minutes avant une nouvelle blessure, cette fois au tendon d’Achille. Le diagnostic et la durée d’indisponibilité restent à déterminer. « Je positive », a simplement réagi le joueur, qui espérait enfin pouvoir réaliser une saison complète.
C'est absolument 𝗧𝗘𝗥𝗥𝗜𝗕𝗟𝗘 la trajectoire de carrière du pauvre Jeff Reine-Adélaïde (28 ans) depuis sa première blessure aux ligaments croisés, en 2019 ! 💔🇫🇷
— Le Supporteur (@lesupporteur1) August 8, 2026
2020-21 : 𝟭𝟴 𝗺𝗮𝘁𝗰𝗵𝘀 𝗷𝗼𝘂𝗲́𝘀 (avec Nice)
2021-22 : 𝟭𝟭 𝗺𝗮𝘁𝗰𝗵𝘀 𝗷𝗼𝘂𝗲́𝘀 (avec l'OL)
2022-23 :… pic.twitter.com/0VBe1JLVf8
Jeff Reine-Adélaïde, le talent que les blessures n’ont jamais laissé s’exprimer
Avant ses problèmes physiques, Reine-Adélaïde était considéré comme l’un des grands espoirs français de sa génération. Arsenal l’avait recruté à Angers en 2016 et il avait ensuite convaincu l’Olympique Lyonnais de miser très lourdement sur lui, avec un transfert estimé à 25 millions d’euros en 2019. International Espoirs français, il semblait destiné à franchir rapidement le dernier palier.
Mais les blessures ont progressivement pris le dessus. Trois ruptures des ligaments croisés ont interrompu sa progression, dont deux en 2020 avec Lyon, avant cette troisième rupture aux Pays-Bas en 2025. Son potentiel n’a jamais véritablement disparu, mais son corps ne lui a presque jamais permis d’enchaîner suffisamment longtemps pour l’exprimer.
🚑 Les blessures de Jeff Reine-Adélaïde en chiffres : 22 blessures, 1152 jours à l’infirmerie, 137 matchs manqués
Jack Wilshere, le prodige d’Arsenal stoppé à répétition
À seulement 18 ans, Jack Wilshere s’imposait déjà à Arsenal. Sa saison 2010-2011, conclue par 49 matchs toutes compétitions confondues et le trophée de meilleur jeune joueur de Premier League décerné par la PFA, faisait de lui l’un des grands espoirs anglais.
Puis son corps a lâché. Une blessure à la cheville, suivie d’une fracture de fatigue, l’a privé de toute la saison 2011-2012. Il a alors passé 17 mois sans jouer, avant de connaître d’autres problèmes à la cheville, au genou et au mollet. Il a notamment manqué l’Euro 2012 à cause de sa blessure. Peinant à dépasser la barre des 20 matchs par saison, loin du statut de cadre des Gunners envisagé, Wilshere a terminé sa carrière avec seulement 34 sélections anglaises et a pris sa retraite à 30 ans.
🚑 Les blessures de Jack Wilshere en chiffres : 23 blessures, 1488 jours à l’infirmerie, 245 matchs manqués
Abou Diaby, le talent fauché
Recruté par Arsenal à Auxerre en 2006, Abou Diaby était alors présenté comme un milieu de terrain exceptionnellement complet. Puissant, élégant et capable de casser les lignes, il avait même été comparé à Patrick Vieira. Mais quelques mois après son arrivée, une fracture et une grave blessure à la cheville droite ont lancé le début du cauchemar.
S’en sont suivis des problèmes musculaires, des blessures au mollet et surtout une succession de pépins aux genoux. En 2013, une rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche l’a encore éloigné des terrains pour huit à neuf mois. Diaby n’a finalement disputé que 124 matchs de Premier League en neuf saisons avec Arsenal. Ses blessures lui ont également fait manquer la Coupe du monde 2014, alors qu’il avait été un joueur important des Bleus avant ses ennuis physiques.
🚑 Les blessures d’Abou Diaby en chiffres : 23 blessures, 1768 jours à l’infirmerie, 315 matchs manqués
Yoann Gourcuff, le « nouveau Zidane »… de verre
À Bordeaux, Gourcuff semblait promis à une immense carrière. Meilleur joueur de Ligue 1 en 2008-2009, international français et meneur de jeu élégant, il était surnommé le « Nouveau Zidane ». Lyon n’avait pas hésité à débourser 22 millions d’euros pour le recruter en 2010.
Mais les blessures se sont multipliées : problèmes musculaires, cheville, adducteurs et surtout blessures au genou. En août 2012, une grosse entorse avec atteinte ligamentaire l’a ainsi éloigné des terrains pour six semaines à trois mois. Il a raté l’Euro 2012, même si sa faible activité cette saison-là a également pesé dans le choix de Laurent Blanc. Il n’a finalement connu que 31 sélections avec les Bleus, échouant à se relancer à Rennes puis Dijon. La faute aux blessures qui ne l’ont pas lâché…
🚑 Les blessures de Yoann Gourcuff en chiffres : 40 blessures, 1354 jours à l’infirmerie, 252 matchs manqués
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Alexandre Pato, le Golden Boy brésilien au destin contrarié
À Milan, Pato semblait avoir tout pour devenir une superstar. Arrivé très jeune, il remporte le Golden Boy 2009 et marque 14 buts en Serie A lors de sa première saison complète. Son explosivité et son efficacité devant le but alimentaient les comparaisons avec les grands attaquants brésiliens.
Puis les blessures musculaires et articulaires se sont enchaînées : cuisse, cheville, genou. En 2010, une blessure à la cuisse l’a par exemple éloigné six semaines. Pato expliquera ensuite qu’il avait commencé à perdre confiance dans son propre corps, alors qu’on attendait de lui une trentaine de buts par saison. Ses blessures l’ont notamment privé de la Coupe du monde 2010. Il a quitté la Lombardie en 2013 et sa carrière n’a ensuite jamais retrouvé la trajectoire imaginée à ses débuts.
🚑 Les blessures d’Alexandre Pato en chiffres : 24 blessures, 1025 jours à l’infirmerie, 154 matchs manqués
Giuseppe Rossi, un buteur à genoux
Rossi avait, lui aussi, tout du futur grand attaquant. Parti de Manchester United pour Villarreal, il explose en Espagne et inscrit 32 buts en 56 matchs en 2010-2011, dont 18 en Liga et 11 en Ligue Europa. Il devient même le meilleur buteur de l’histoire du club. Le FC Barcelone s’intéressait fortement à lui à l’été 2011.
Giuseppe Rossi picked his spot 🤤#UEL || #OTD || @GiuseppeRossi22 pic.twitter.com/6kAOXE9tm4
— UEFA Europa League (@EuropaLeague) April 7, 2024
Mais en octobre 2011, il subit une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit. Alors qu’il s’apprêtait à revenir, il rechute en avril 2012 avec une nouvelle rupture du même ligament, nécessitant une nouvelle opération et au moins six mois d’absence. La suite est tout aussi cruelle : nouvelle grave blessure au genou en 2014, puis quatrième rupture du ligament croisé en 2017. Rossi a ainsi manqué l’Euro 2012 et la Coupe du monde 2014, après avoir déjà été écarté de la liste italienne pour le Mondial 2010.
🚑 Les blessures de Giuseppe Rossi en chiffres : 10 blessures, 1263 jours à l’infirmerie, 207 matchs manqués
Et vous, quel est le joueur que vous imaginiez arriver très haut et dont vous regrettez le plus les blessures ?