Ballon d’Or 2026 : 5 bonnes raisons de le décerner à Khvicha Kvaratskhelia
On disait que son absence à la Coupe du monde 2026 allait ruiner ses chances… Et pourtant, Khvicha Kvaratskhelia est toujours là et bien là dans la course au Ballon d’Or 2026. Et l’ailier géorgien du PSG dispose même de 5 arguments qui peuvent lui permettre d’espérer un sacre le 26 octobre à Londres.
Sa frappe sèche pour ouvrir le score contre Aston Villa en Supercoupe d’Europe mercredi a remis une évidence au centre du débat : Khvicha Kvaratskhelia n’a pas perdu son statut de prétendant au Ballon d’Or pendant la Coupe du monde 2026.
Buteur décisif lors de la victoire du PSG (2-1), le Géorgien de 25 ans a encore été l’un des Parisiens les plus en vue, alors qu’il bénéficiait d’une préparation plus avancée que les Mondialistes. Voici cinq arguments pour défendre sa candidature au Ballon d’Or 2026.
KVARA OUVRE LE SCORE POUR LE PSG 🔥
— CANAL+ Foot (@CanalplusFoot) August 12, 2026
Le Géorgien est de retour et les Parisiens mènent 1-0 après 20 minutes 👊
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Un palmarès digne d’un Ballon d’Or pour Kvaratskhelia
Sur le plan collectif, Kvaratskhelia présente un dossier particulièrement solide. Le Géorgien a remporté la Ligue des champions, le championnat de France, la Coupe Intercontinentale et le Trophée des Champions avec le PSG, auxquels s’ajoute désormais la Supercoupe d’Europe. Seul Fabian Ruiz peut afficher un palmarès supérieur cette saison, l’Espagnol ayant également remporté la Coupe du monde avec la Roja. Mais la comparaison ne s’arrête pas au nombre de trophées : l’influence des deux joueurs sur leur équipe n’a pas été comparable.
Niveau palmarès, Kvaratskhelia est cependant à égalité avec son compère Ousmane Dembélé, qui fait aussi partie des favoris au Ballon d’Or 2026, et dont il est le tenant du titre.
Kvaratskhelia meilleur joueur de la dernière Ligue des champions… et de la saison en club ?
C’est probablement son argument le plus difficile à contester. L’UEFA l’a désigné meilleur joueur de la Ligue des champions 2025-2026, après une campagne durant laquelle il a inscrit 10 buts et délivré 6 passes décisives en 16 rencontres. Surtout, son influence n’a pas diminué lorsque le niveau s’est élevé. Au contraire !
Le Géorgien est devenu le premier joueur de l’histoire de la Ligue des champions à être décisif lors de 7 matchs consécutifs de la phase à élimination directe (et même 8 si on compte son penalty obtenu en finale). Il est devenu par la même occasion le joueur du PSG le plus décisif de l’histoire sur une campagne de C1.
Le grand 8 de Kvara en Ligue des champions
Difficile de trouver un argument plus fort : Kvara n’a pas seulement gagné la C1, il en a été le joueur majeur. Seul Harry Kane peut éventuellement tenir la comparaison avec ses 61 buts marqués durant la campagne du Bayern Munich. Toutes compétitions confondues, le numéro 7 parisien affiche lui un bilan de 19 buts et 11 passes décisives en 48 matchs.
Ne pas disputer le Mondial n’est pas éliminatoire
C’est évidemment le principal obstacle à sa candidature. La Géorgie n’était pas qualifiée pour la Coupe du monde et Kvaratskhelia n’avait donc aucune possibilité de profiter de la vitrine mondiale. Mais peut-on vraiment lui reprocher ce que son équipe nationale n’a pas réussi à accomplir ?
L’histoire offre au moins un précédent. Kevin Keegan a remporté le Ballon d’Or en 1978 sans avoir disputé la Coupe du monde cette année-là, l’Angleterre n’étant pas qualifiée. Le réglement de l’époque était différent, mais le précédent démontre une chose : l’absence au Mondial n’interdit pas automatiquement de devenir le meilleur joueur de l’année.
La Coupe du monde n’a pas renforcé la hiérarchie
La Coupe du monde devait être le juge de paix entre Ousmane Dembélé, Harry Kane et Michael Olise. Au lieu de ça, elle a finalement redistribué les cartes. Plus que les trois joueurs cités, ce sont Rodri, Lamine Yamal et Kylian Mbappé qui ont renforcé leur candidature aux États-Unis, alors qu’aucune de ces stars ne figurait parmi les trois grands favoris au terme de la saison en club.
Aucun candidat n’a réalisé un combo saison en club-Coupe du monde suffisamment puissant pour rendre le vote évident, ce qui fait plutôt les affaires de Kvaratskhelia, qui n’a pas assisté de manière impuissante à l’ascension d’un “super-favori” et reste un prétendant parmi d’autres dans cette course très ouverte.
La dispersion des voix entre saison en club et Mondial (selon les affinités de chaque membre du jury) peut jouer en faveur de Kvaratskhelia, dont le dossier repose sur une saison européenne exceptionnellement forte. Dans une élection où les voix peuvent se partager entre plusieurs Espagnols, Français et autres prétendants, le Géorgien conserve une véritable fenêtre.
Des voix s’élèvent pour réclamer le sacre de Kvaratskhelia
Enfin, Kvaratskhelia n’est pas le seul à défendre sa candidature. Après la Supercoupe d’Europe, l’entraîneur adverse, Unai Emery, a estimé que le Géorgien était « le grand favori pour le Ballon d’Or ».
« À mon avis, Kvaratskhelia est le grand favori pour le Ballon d’Or. Il est fantastique. Il a été l’un des meilleurs joueurs à ne pas avoir participé à la Coupe du monde. Il a marqué un but, comme à son habitude. Nous avons essayé de l’en empêcher, mais la qualité dont il a fait preuve est exceptionnelle. La décision ne m’appartient pas mais il a tout ce qu’il faut pour remporter ce trophée », a encensé le coach espagnol.
Meilleur joueur de la dernière Ligue des champions, vainqueur des principaux trophées de la saison en club avec le PSG et déjà décisif dès la reprise, durant la période de référence du Ballon d’Or 2026, qui se referme à la fin du mois d’août, le Géorgien possède suffisamment d’arguments pour espérer atteindre le Graal.