Formé à Lyon, le défenseur central Naby Sarr (33 ans) est à la recherche d’un club, après la fin de son contrat à Al-Markhiya (Qatar). Le Franco-sénégalais, qui espère retrouver rapidement un nouveau point de chute, a accepté d’évoquer sa situation, mais également le début de saison de l’OL, pour Top Mercato.

Par Alexis Billebault,

Depuis le 30 juin dernier et la fin de son contrat avec Al-Markhiya, Naby Sarr est un joueur libre. Le défenseur, passé auparavant par l’Olympique Lyonnais, le Sporting Lisbonne, le Red Star et l’Angleterre (Charlton, Huddersfield et Reading), aurait aimé poursuivre sa carrière au Qatar.

« Cela faisait trois ans que je jouais au Qatar. J’étais en fin de contrat à Al-Markhiya. Il faut savoir qu’au Qatar, il y a eu récemment de nouvelles règles concernant le nombre de joueurs étrangers autorisés par équipe. Je n’ai donc pas pu rester dans mon ancien club, ni signer dans un autre club du pays. J’ai apprécié cette expérience dans le Golfe, la qualité de vie », a souligné Naby Sarr pour Top Mercato.

Des contacts en Turquie et en Arabie Saoudite pour Naby Sarr

Le joueur, qui est revenu en région parisienne, où vit son père Boubacar Sarr, ancien attaquant des Lions de la Teranga, du Paris-SG, de Marseille, Cannes et Toulon, s’entraîne tous les jours avec un préparateur physique, tout en étudiant avec son agent les différentes propositions qu’il reçoit.

« J’ai eu des contacts en Turquie, en Arabie Saoudite, dans d’autres pays du Golfe Persique. Il y a eu des discussions qui n’ont finalement pas pu aboutir. Je ne suis fermé à aucune destination. J’ai encore envie de jouer, je me sens en pleine forme. J’attends tout en me préparant sérieusement. Le poste de défenseur central étant plutôt recherché, je suis relativement confiant. Je suis à la recherche d’un projet sportif intéressant, et je suis prêt à partir de nouveau à l’étranger. J’ai déjà joué au Portugal, en Angleterre et au Qatar, et je n’ai aucun problème avec l’expatriation. Si j’ai pu ressentir des réticences de certains clubs parce que j’ai joué au Qatar ? Non, mais il est tout à fait normal qu’on puisse se poser la question, car le championnat qatarien peut être perçu comme moins relevé que les ligues européennes. »

Naby Sarr OL
Naby Sarr sous les couleurs de l’OL. Crédits photo : Jean Paul Thomas / Icon Sport

Naby Sarr a effectué ses débuts au niveau professionnel avec l’Olympique Lyonnais, son club formateur, dont il suit de près les performances. Malgré de lourdes contraintes financières, l’ex-Gone a apprécié le visage montré la saison passée.

« J’ai beaucoup apprécié la saison 2025-2026 de l’OL. L’équipe a le plus souvent proposé un jeu offensif, intéressant, même si elle a connu quelques périodes plus compliquées. J’ai aimé l’état d’esprit affiché par les joueurs. C’est un vrai collectif, où les uns se battent pour les autres. Lyon a moins de moyens financiers qu’auparavant, et il fait le choix de recruter de bons joueurs, pas forcément très connus, dans des championnats de bon niveau. L’exemple parfait est le Tchèque Pavel Sulc. »

“Il y aura peut-être d’autres recrues, l’OL peut viser le podium”

En ce début d’exercice, le défenseur estime que l’OL peut viser le podium de Ligue 1 en fin de saison et faire un bon parcours européen après le match nul ramené de Fenerbahce (1-1) mardi en barrage aller de la Ligue des champions.

« Le club a recruté cet été des joueurs que nous allons découvrir, comme le Danois Mads Bidstrup. Je pense que l’OL peut viser le podium, en partant du principe que le Paris-SG est le grand favori pour le titre. Lyon, comme Lens, Marseille, Lille, Rennes ou Monaco, seront à mon avis les principaux candidats à l’une des trois premières places. Ce que l’équipe a montré en Ligue des Champions face au Sparta Prague et au Fenerbahçe est très encourageant. Il y aura peut-être d’autres recrues, car entre la L1, la Coupe de France, la Ligue des Champions ou la Ligue Europa et les matches pour les internationaux, le calendrier va être chargé, et la rotation sera importante. »

Les Gones débuteront leur saison en Ligue 1 samedi à Toulouse avant le match retour décisif contre Fenerbahçe mercredi au Groupama Stadium.

Par Alexis Billebault