Devenu l’Italien le plus cher de l’histoire, Sandro Tonali subit déjà de lourdes critiques après des prestations décevantes avec Tottenham et la Nazionale.

Quelques mois après un transfert record, Sandro Tonali découvre l’envers du décor. Tottenham a déboursé environ 116 M€ pour l’arracher à Newcastle et faire de lui le joueur italien le plus cher de l’histoire. Un statut qui rend désormais chacune de ses performances particulièrement scrutée.

Après sa prestation décevante avec l’Italie face à la Belgique, La Gazzetta dello Sport a frappé fort : « L’homme à 110 millions de livres ne vole plus », écrit le quotidien, qui estime que la crise du milieu de terrain s’étend désormais de Tottenham à la Nazionale.

Tonali rattrapé par son transfert record

Le montant investi par Tottenham pèse forcément dans le jugement. Les Spurs avaient fait de Tonali l’une des recrues les plus chères du mercato estival, avec l’ambition d’en faire la pièce maîtresse du milieu de Roberto De Zerbi.

Face à la Belgique, l’ancien joueur de l’AC Milan n’a pourtant pas réussi à imposer son influence et a notamment souffert dans son duel avec Kevin De Bruyne.

« L’homme évalué à 110 millions de livres avait, et a toujours, une mission claire : élever le niveau de jeu de l’Azzurra, porter ses coéquipiers et les guider dans les moments difficiles », estime La Gazzetta. Pour le quotidien, le problème ne tient donc pas simplement à une mauvaise soirée. Tonali est désormais jugé à l’aune d’un statut beaucoup plus lourd qu’auparavant.

Son rôle de leader déjà remis en question

La pression est d’autant plus forte que le contexte à Tottenham n’aide pas. Malgré plus de 350 M€ dépensés lors du dernier mercato, les Spurs occupent la dernière place de Premier League, avec seulement deux points après cinq journées.

La Gazzetta reproche surtout à Tonali de disparaître lorsque le niveau d’exigence augmente : « Dans les soirées les plus difficiles, lorsque l’on attend une accélération du joueur le plus valorisé de l’équipe, c’est justement lui qui finit par se mettre en retrait. »

Le journal rappelle qu’un constat similaire avait déjà été dressé lors du match décisif joué par l’Italie à Zenica en mars dernier. À 26 ans, Tonali n’est donc plus seulement attendu comme un très bon milieu : son transfert record l’a placé dans une autre catégorie.

Après avoir relancé sa carrière à Newcastle puis convaincu De Zerbi de miser très gros sur lui, l’Italien doit désormais prouver qu’il peut assumer ce nouveau poids. À Tottenham comme avec la Nazionale, c’est précisément cette dimension de leader que ses dernières prestations commencent à questionner.