Comme un poisson dans l’eau à Getafe, qui l’a recruté définitivement cet été, Martin Satriano est revenu sur ses années en Ligue 1 au micro de Top Mercato, évoquant notamment ses passages contrastés à l’Olympique Lyonnais et au RC Lens. Entretien.

L’air de la Liga lui va si bien. En l’espace de quelques mois, Martin Satriano s’est parfaitement fondu à son nouvel environnement. Prêté en janvier 2026 à Getafe, l’attaquant de 26 ans a enchaîné les bonnes prestations (6 buts en 18 apparitions en championnat lors du deuxième semestre de la saison passée), avec notamment le but « inoubliable » de la victoire sur la pelouse du Santiago Bernabéu face au Real Madrid.

« C’est vrai que je me suis adapté très vite au club. Getafe est un club par lequel beaucoup d’Uruguayens sont passés et ça facilite tout pour moi. Je suis arrivé dans un très bon groupe aussi, qui a rendu mon adaptation encore plus facile et me permet d’être à l’aise sur le terrain. Je suis très content d’être ici », a-t-il confié à Top Mercato.

Les solides performances de l’Uruguayen en Espagne (7 réalisations et 4 passes décisives en 27 matches toutes compétitions confondues) ont poussé le club madrilène à le recruter définitivement cet été et tranchent quelque peu avec le visage qu’il affichait avant son départ, du côté de l’Olympique Lyonnais.

« Ce qui est revenu un peu, c’est la réussite face aux buts. Mais j’ai toujours eu confiance en moi et j’aurai toujours confiance en moi », nous a-t-il lancé avant de faire le bilan de son expérience chez les Gones (3 buts et 1 assist en 19 apparitions toutes compétitions confondues). « Je dis toujours que mon passage à Lyon a été un peu étrange. Je suis arrivé en toute fin de mercato. Je revenais d’une grave blessure au genou, je n’avais pas encore récupéré à 100% », a-t-il expliqué avant de poursuivre.

Martin Satriano : « J’ai pris du plaisir à l’OL »

« Mais j’ai essayé de tout faire pour être disponible pour tous les matches, sauf peut-être un ou deux. Mais au final, j’ai beaucoup joué, en Ligue 1, en Europa League. Je crois que je ne suis pas arrivé dans la forme dans laquelle j’aurais aimé être physiquement. Et c’est pour ça que je n’ai pas beaucoup marqué ». Pas de quoi pour autant regretter son passage dans la capitale des Gaules, sous les ordres d’un Paulo Fonseca qui l’a « toujours aidé à afficher la meilleure version » de lui-même, et ce, malgré le contexte économique délicat du club.

Martin Satriano avant un match de Lyon
Martin Satriano avant un match de Lyon – Crédits photo : Ewen Gavet/Icon Sport

« Je suis allé à Lyon parce que je me suis dit que c’était une opportunité que je ne pouvais pas laisser passer. Lyon jouait aussi la Ligue Europa. Lyon est un très grand club, c’est difficile de dire non. C’est pour ça que je suis venu. Ça me fait un peu de peine de ne pas avoir pu être à 100% physiquement, mais j’ai pris du plaisir. Jouer dans ce stade magnifique, pour un grand club, Lyon est un géant en France et en Europe. J’ai pris du plaisir et je serai toujours reconnaissant envers le club et les supporters qui m’ont toujours soutenu », a-t-il résumé, retenant les bons côtés.

Un passage « compliqué » à Lens pour Satriano

À Lens aussi, l’attaquant a vécu de belles choses. Notamment avec le public artésien. « Bollaert est un stade unique en France, avec le public toujours au rendez-vous en tribunes. Une ville aussi modeste qui se range derrière son équipe pour la supporter comme ça, c’est vraiment impressionnant. Je n’ai pas trop pu en profiter sur le terrain à cause de ma blessure, mais c’était aussi une belle expérience à vivre », a-t-il raconté, encore marqué par sa rupture du ligament croisé.

Martin Satriano n’a joué que 4 matchs avec Lens.
Martin Satriano n’a joué que 4 matchs avec Lens – Crédits photo : Baptiste Fernandez/Icon Sport

« C’était une étape beaucoup plus compliquée. J’arrive en fin de mercato, je joue deux-trois matches et je me fais le ligament croisé du genou. J’ai passé presque toute la saison sans jouer. Mais je me suis servi de cette année comme d’un apprentissage. Je suis déçu de ne pas avoir pu jouer mais j’ai beaucoup appris, je me suis fait beaucoup d’amis là-bas. C’est aussi un grand club qui grandit comme on le voit aujourd’hui, j’en suis ravi », nous a-t-il glissé au sujet de son aventure lensoise, n’oubliant pas non plus son premier club en L1, le Stade Brestois (52 matches, 10 pions et 4 assists toutes compétitions confondues).

La disparition d’Éric Roy ? « Un choc »

« Brest, j’en garde de très jolis souvenirs. J’ai eu la chance de vivre une saison historique pour le club avec la qualification en Champions League. Je me suis fait un tas d’amis aussi. Brest est une équipe que j’aimerais toujours énormément », a-t-il lâché, rendant un vibrant hommage à son ancien coach Éric Roy, disparu il y a quelques mois des suites d’une maladie.

« Je n’avais aucune idée de ce qu’il traversait, ça a été un choc pour moi, parce que je l’aimais beaucoup. Il était comme un père pour moi, pour nous tous. Il a toujours été proche de moi, il parlait espagnol et m’aidait beaucoup dans mon adaptation. Il m’a toujours beaucoup soutenu et aidé. Ce qui lui est arrivé est très triste, je suis heureux d’avoir pu croiser son chemin », a-t-il confié, très touché.

Eric Roy donne ses consignes à Martin Satriano pendant un match de Brest
Eric Roy donne ses consignes à Martin Satriano pendant un match de Brest – Crédits photo : Baptiste Fernandez/Icon Sport

Désormais loin de la L1, Martin Satriano espère continuer à se mettre le championnat espagnol dans la poche. Et même l’Europe, pourquoi pas. « On a réussi à se qualifier pour la Ligue Europa Conférence (avec 2 passes décisives en barrages aller contre le Partizan Belgrade, il a grandement participé à cette qualification, ndlr). En Liga, on a un peu de mal à enchaîner les victoires (Getafe est 11e au classement de Liga après 7 journées, ndlr). Mais la saison ne fait que commencer et je crois qu’on est sur le bon chemin », a-t-il conclu. L’appétit vient en mangeant !